Violations persistantes du droit international en rdc
Droits de l’HommeRépublique démocratique du Congo

violations persistantes du droit international en rdc : le cri d’alarme des défenseurs des droits humains

Dans l’est de la Rdc, les atteintes au droit international humanitaire s’intensifient. Une militante des droits humains alerte sur l’ampleur des violences et plaide pour une justice plus ferme.

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Malgré les promesses répétées des autorités et de leurs partenaires internationaux, l’application du droit international humanitaire reste un défi majeur dans les provinces en proie aux conflits à l’est de la Rdc. Les populations civiles subissent quotidiennement les conséquences de ces violations.

Avec la prolifération des groupes armés et la recrudescence des exactions contre les civils, le Comité international de la Croix-Rouge a organisé une conférence à Kinshasa pour sensibiliser à l’importance de ces règles. Cette rencontre, tenue le 23 juillet, visait à renforcer la connaissance et le respect du droit humanitaire dans un contexte marqué par une insécurité croissante.

l’impunité face aux crimes contre l’humanité

Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, les violations du droit international humanitaire se multiplient. Les civils, en particulier les femmes et les enfants, paient le prix fort de ces affrontements. Julienne Lusenge, figure emblématique de la défense des droits humains, dénonce l’ampleur des violences sexuelles qui frappent la région.

« Les violences sexuelles se comptent par millions. Chaque minute, des femmes, des filles et des enfants — et parfois des hommes — sont victimes de ces agressions », déclare-t-elle. Elle insiste sur la nécessité de sanctions internationales contre les auteurs de ces crimes, soulignant l’absence de condamnations à ce jour.

« Nous n’avons jamais vu un seul cas jugé au niveau international. Il est temps de sanctionner ces crimes de manière exemplaire. »

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la justice militaire en première ligne

Pour Julienne Lusenge, le renforcement des capacités des forces de sécurité et la lutte contre les groupes armés sont essentiels pour protéger les populations. Du côté des institutions judiciaires, la justice militaire affirme poursuivre les militaires impliqués dans des exactions. Le général Jean-Paul Tshayikolo, magistrat à la Haute Cour militaire, explique que ces procès ont une double vocation : sanctionner et dissuader.

« Nous comptons de bons éléments comme de mauvais. Notre objectif est d’avoir une armée irréprochable, mais l’impunité zéro n’existe pas », déclare-t-il. « Chaque jugement rendu sert d’exemple pour les autres militaires. Les statistiques prouvent que la justice militaire agit sans relâche pour sanctionner les manquements. »

des défis structurels qui persistent

Plus de 200 groupes armés opèrent dans l’est de la Rdc, principalement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, de l’Ituri et, dans une moindre mesure, du Tanganyika. Les alliances changeantes entre ces groupes rendent difficile l’identification des responsables des violations du droit international humanitaire.

Cette fragmentation complique les mécanismes de dialogue, de contrôle et de sanction. De plus, la distinction entre civils et combattants, pourtant fondamentale dans le droit humanitaire, est souvent ignorée sur le terrain. Ces obstacles favorisent l’impunité et rendent les poursuites judiciaires encore plus complexes.