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Transfert Ibrahima Ba à Strasbourg : les dessous d’un échec à 20 millions d’euros
L’affaire Ibrahima Ba secoue le monde du football hexagonal. Le défenseur sénégalais, sur le point de rejoindre le Racing Club de Strasbourg, a vu son transfert s’envoler dans des circonstances troubles. Officiellement, c’est un échec médical qui a tout bloqué. Pourtant, son agent dénonce une manoeuvre bien plus sordide.
Un échec médical ou une stratégie déguisée ?
Le transfert d’Ibrahima Ba vers Strasbourg était sur le point de se concrétiser après une âpre bataille avec le Benfica Lisbonne. Le club alsacien, dirigé par Hugo Oliveira, avait négocié un accord à 20 millions d’euros pour recruter le jeune international sénégalais. Pourtant, alors que les examens médicaux touchaient à leur fin, l’opération a été stoppée net. Les médias ont rapidement évoqué un recalage pour raisons de santé.
Cette version des faits a provoqué une réaction immédiate et virulente de la part de l’entourage du joueur. L’agent du défenseur a choisi de briser le silence sur la place publique, accusant ouvertement la direction strasbourgeoise de duplicité.
Un salaire réduit de 33 % : la vraie raison de l’échec ?
Selon l’agent, le problème ne venait pas des résultats des tests médicaux, mais d’une tentative de renégociation abusive du contrat. « Lors de la présentation du contrat, nous avons découvert une diminution de 33 % du salaire annuel convenu. Les mensonges ont pris de l’ampleur tandis que la vérité s’effaçait. »
Les examens médicaux, menés pendant cinq heures, s’étaient déroulés sans accroc. Le joueur était même prêt à finaliser les démarches administratives et à poser pour les photographes du club. Ce n’est qu’après le refus catégorique de l’entourage de Ba de signer un contrat revu à la baisse que les dirigeants strasbourgeois auraient invoqué des « inquiétudes médicales » pour justifier l’échec du transfert.
L’agent du joueur a également pointé du doigt la pression exercée par les instances financières du football, comme la DNCG ou le Fair-Play Financier. « Si le fair-play financier vous expose à des sanctions, ce n’est pas de notre faute… Ne détournez pas l’attention en accusant sa santé. » Cette affaire laisse planer une ombre sur la réputation du club alsacien, déjà fragilisée par ce feuilleton.