Quelques jours après les attaques nocturnes dévastatrices menées par des groupes djihadistes contre la base militaire de Barka Tolorom, qui ont coûté la vie à 25 soldats dont deux généraux et blessé 46 autres, l’armée de l’air tchadienne a répliqué avec une série de frappes ciblées. Selon Modern Ghana, ces assauts ont visé des zones sous contrôle de Boko Haram, notamment des îles situées dans le lac Tchad, à la frontière entre le Nigeria, le Niger et le Tchad.

D’après Africa Radio, les appareils tchadiens ont bombardé des positions stratégiques, dont l’île de Shuwa, identifiée comme un bastion djihadiste et un important site de pêche fréquenté par des pêcheurs nigérians. Cette région, considérée comme un repaire pour les terroristes, est également un lieu de vie pour les communautés locales.

bilan humain et réactions locales

Les frappes ont entraîné la disparition d’au moins 40 pêcheurs nigérians, probablement morts noyés lors des bombardements. Un représentant du syndicat des pêcheurs du lac Tchad a confirmé ces chiffres, précisant que la majorité des victimes étaient originaires de Doron Baga, une localité nigériane riveraine du lac. Il est important de rappeler que cette ville avait déjà été frappée en 2015 par un massacre ayant fait 2 000 morts.

silence médiatique et contexte sécuritaire

À ce jour, la presse nigériane n’a pas réagi officiellement à ces allégations. Pourtant, des incidents similaires ont déjà été signalés, où des opérations militaires ont causé des victimes civiles. Récemment, des erreurs de ciblage ont été pointées du doigt, entraînant la mort de dizaines de civils. Dans ce contexte tendu, les accusations de violences contre les populations locales restent un sujet sensible pour les autorités militaires des deux pays.