Tchad : un atelier clé pour la gestion durable des eaux souterraines
N’Djamena accueille un événement majeur de trois jours dédié à l’optimisation de la gouvernance des eaux souterraines au Tchad. Une cinquantaine de participants, représentant les sphères publiques, les partenaires financiers et techniques, la société civile et les communautés utilisatrices, collaborent pour forger un plan d’action concerté. L’objectif est clair : perfectionner la gestion des eaux souterraines et anticiper les défis liés à sa disponibilité et à sa pureté.
Au Tchad, la sécurité hydrique repose fondamentalement sur les nappes phréatiques. Ces réserves souterraines sont cruciales pour l’accès à l’eau potable, l’irrigation agricole, le soutien aux activités pastorales et l’expansion urbaine, particulièrement dans les régions affectées par le changement climatique et le manque d’eaux de surface. Cet atelier national de trois jours s’inscrit précisément dans cette démarche, cherchant à définir une stratégie collective pour une meilleure gouvernance des eaux souterraines et une réponse efficace aux menaces pesant sur leur volume et leur qualité.
Lors de l’inauguration de ces travaux, Natascha Paddison, représentante de l’UNICEF, a souligné l’impératif collectif d’assurer à chaque enfant un accès équitable aux services fondamentaux, incluant l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Elle a insisté sur le fait que toute décision concernant les eaux souterraines a des répercussions directes sur la vie humaine, impactant la santé, l’éducation, le développement du capital humain et la dignité des populations.
Madame Paddison a invité les participants à mettre en commun leurs savoirs, à échanger leurs expériences, à identifier les vulnérabilités majeures et à concevoir des solutions tangibles sur ces trois journées. Elle a, par ailleurs, mis en exergue la nécessité de transformer les ressources en eaux souterraines en un gage de santé et un moteur de progrès, plutôt qu’en une source de dangers ou de dissensions, tout en veillant à la pérennité de ces biens précieux pour les générations à venir.
L’UNICEF, par la voix de sa représentante, a réitéré son plein soutien au gouvernement tchadien et à l’ensemble des acteurs impliqués dans cette démarche cruciale. Elle a également exprimé sa gratitude envers le Royaume-Uni, dont le ministère des Affaires étrangères a rendu possible l’organisation de cette rencontre fondamentale.
Fatimé Hassan, directrice générale des Ressources en eau, a souligné l’ambition de cet événement : forger un plan d’action collaboratif destiné à optimiser la gouvernance des eaux souterraines au Tchad. Elle a précisé que les délibérations permettront d’acquérir une vision unifiée de la situation hydrique nationale, de cerner les défis majeurs de gouvernance qui impactent cette gestion, et de structurer les initiatives indispensables à la concrétisation des mesures adoptées. Les conclusions de cet atelier, a-t-elle ajouté, seront compilées dans un rapport exhaustif et une note d’orientation technique, intégrant les données de l’évaluation exploratoire nationale 2026 sur les risques liés aux eaux souterraines.
Ce rassemblement d’experts et de décideurs inclut une cinquantaine de personnalités issues des autorités nationales de l’eau, de divers ministères sectoriels, d’organisations régionales, de partenaires techniques et financiers, d’agences des Nations Unies, d’organisations non gouvernementales, du secteur privé, ainsi que des représentants des usagers et des universitaires.
L’ensemble de ces discussions doit converger vers des préconisations tangibles, visant une gestion des eaux souterraines au Tchad à la fois plus performante, plus équitable et résolument durable.