Shanda tonme : le Cameroun face à une crise existentielle sans précédent

Shanda Tonme : « jamais un chef d’État n’a dû affronter une crise aussi inextricable »

Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), il alerte sur les défis majeurs qui pèsent sur la gouvernance camerounaise.

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une gouvernance camerounaise sous tension

Face à une situation politique inédite, le Pr Shanda Tonme, figure majeure de la lutte contre la corruption, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, aucun dirigeant camerounais n’a jamais été confronté à une crise aussi complexe et périlleuse pour l’avenir du pays.

l’unité nationale au cœur des préoccupations

« Il n’y a ni village, ni tribu, ni clan, ni ami dans cette logique. Il n’y a que le Cameroun, et il n’y aura que le Cameroun pour l’éternité », déclare-t-il avec fermeté. Cette déclaration résume l’urgence d’une refonte profonde des pratiques politiques, où les intérêts partisans doivent céder la place à l’intérêt général.

Le président de la COMICODI dénonce sans détour l’omniprésence des réseaux d’influence toxiques et des acteurs aux comportements prédateurs, qui ont érodé la confiance dans les institutions. Pour lui, la question n’est plus de savoir si le Cameroun doit changer, mais comment y parvenir sans s’engager dans une voie hasardeuse.

une équation existentielle pour la nation

Le Cameroun traverse une phase critique, marquée par des attentes citoyennes légitimes et des dérives institutionnelles préoccupantes. Shanda Tonme souligne que la patience et le sacrifice deviennent des vertus indispensables pour reconstruire un pays où la transparence et l’intégrité priment.

Il met en garde contre les solutions précipitées, qui risqueraient d’aggraver les tensions et de compromettre l’avenir des générations futures. Le temps n’est pas un ennemi, mais un allié dans cette quête de stabilité, insiste-t-il.

Parmi les exemples concrets de ces dérives, il cite les demandes abusives de fonds publics pour des intérêts personnels, révélatrices d’un système où l’éthique a souvent été sacrifiée sur l’autel du pouvoir. Ces comportements, s’ils persistent, menacent non seulement la crédibilité de l’État, mais aussi son unité.

la nécessité d’institutions intègres et patriotes

Shanda Tonme plaide pour une gouvernance où les institutions ne sont plus des coquilles vides, mais des piliers solides. Il appelle à l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants, nationalistes, loyaux et intègres, capables de porter les aspirations d’un peuple en quête de justice et de prospérité.

Pour lui, le président Paul Biya, malgré des décennies de service, ne peut être tenu pour seul responsable des dysfonctionnements actuels. Le système dans son ensemble doit être repensé, avec une volonté politique sans faille pour éradiquer la corruption et restaurer la confiance.

Le Cameroun, insiste-t-il, ne peut se permettre de continuer sur cette voie. Les défis sont immenses, mais la détermination doit être à la hauteur.

Alors que le pays fait face à des choix décisifs, l’heure n’est plus aux demi-mesures. Comme le rappelle Shanda Tonme, le destin du Cameroun se joue aujourd’hui, et les décisions prises maintenant auront des répercussions pour les décennies à venir.

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