Sanctions fifa arbitre Maroc Sénégal can 2024
Un mois après l’annulation du titre de champion d’Afrique décernée au Sénégal à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations face au Maroc, le 19 janvier, une nouvelle sanction a été infligée par la FIFA. Cette fois, c’est l’arbitre en charge du match qui est directement visé.
Jean-Jacques Ndala, l’officiel congolais ayant dirigé la rencontre, a été exclu de la liste des arbitres sélectionnés pour la Coupe du monde 2024. Malgré le soutien continu de la Confédération africaine de football (CAF), qui l’a maintenu dans ses sélections pour des compétitions majeures comme la Ligue des champions africaine ou la Coupe de la CAF, la FIFA a choisi de ne pas retenir ses services pour l’événement planétaire.
Parmi les sept arbitres africains retenus par la commission arbitrale de la FIFA pour la Coupe du monde, plusieurs figuraient déjà parmi les officiels présents lors de la dernière CAN. On retrouve notamment le Marocain Jalal Jayed, l’Algérien Mustapha Ghorbal, le Gabonais Pierre Atcho, le Mauritanien Dahane Beida, le Sud-Africain Tom Abongile, l’Égyptien Amin Mohamed et le Somalien Omar Artan.
Des consignes controversées et des décisions contestées
L’exclusion de Jean-Jacques Ndala n’a surpris personne. Son arbitrage lors de la finale de la CAN a suscité de vives polémiques, avec de nombreuses critiques visant ses choix jugés discutables et son attitude passive face aux débordements observés.
Lors d’un comité exécutif tenu le 13 février à Dar es-Salaam, Olivier Safari, président du comité des arbitres de la CAF, a révélé que des consignes avaient été transmises à l’arbitre congolais pendant l’interruption du match. L’objectif ? Éviter de sanctionner les joueurs sénégalais rentrés aux vestiaires avec un avertissement, ce qui aurait entraîné l’expulsion de deux d’entre eux déjà avertis. Ces instructions visaient, selon lui, à préserver l’intégrité du match lors de leur retour sur le terrain.