Pression sur la révision constitutionnelle : Ousmane Sonko fixe un ultimatum présidentiel au Sénégal

Dakar – La Conférence des présidents (CDP) de l’Assemblée nationale du Sénégal, tenue ce vendredi 19 juin, a abouti à l’établissement d’un programme législatif intensif. Parmi les priorités, les propositions de loi relatives au Code du travail et au Code de la sécurité sociale sont prévues pour un examen en commission dès ce samedi 20 juin, en vue de leur adoption en séance plénière le lundi 22 juin.

Néanmoins, l’attention principale se porte sur la proposition de loi visant la révision constitutionnelle au Sénégal. Devant les membres du Bureau de l’Assemblée nationale, le président de l’institution, Ousmane Sonko, a abordé en profondeur ce texte crucial. Il a notamment fait part à ses pairs de l’absence de réponse du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, concernant l’avis indispensable qui lui avait été officiellement transmis.

Confronté à ce silence de la part de l’Exécutif, le leader parlementaire a tranché en imposant un ultimatum : la date limite est fixée au lundi 22 juin. Au-delà de ce terme, et quelle que soit la position finale de la présidence, le Bureau de l’Assemblée nationale se réunira sans délai pour faire avancer le processus législatif. Ousmane Sonko a, par ailleurs, affirmé sa détermination à ce que cette proposition de révision constitutionnelle soit étudiée et votée avant la fin de la session ordinaire actuelle.

En outre, le Président de l’Assemblée nationale a saisi l’occasion de cette réunion pour souligner l’attente persistante du Parlement concernant le dépôt de deux documents financiers essentiels, bien qu’ils aient déjà reçu l’approbation du Conseil des ministres : il s’agit du projet de Loi de finances rectificative (LFR) et du document de Débat d’orientation budgétaire (DOB). Une véritable course contre la montre semble désormais engagée entre les sphères législative et exécutive.

L’évolution de cette situation politique tendue au Sénégal reste à surveiller de près.