Ousmane diagne nommé président du Conseil constitutionnel du Sénégal

Installation officielle de Ousmane Diagne à la tête du Conseil constitutionnel

Ousmane Diagne lors de son installation à la présidence du Conseil constitutionnel

Le magistrat Ousmane Diagne a été officiellement investi à la présidence du Conseil constitutionnel du Sénégal, lors d’une cérémonie solennelle présidée par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette nomination, actée par le décret n°2026-1318 du 13 juillet 2026, met fin à plus d’un an de vacance à la tête de cette institution clé du système judiciaire sénégalais.

Un parcours judiciaire marqué par l’excellence

Ousmane Diagne, figure emblématique du paysage judiciaire sénégalais, prend les rênes du Conseil constitutionnel après une carrière prestigieuse au sein de l’appareil judiciaire. Ancien procureur général près la Cour d’appel de Dakar, il a également occupé les fonctions de premier avocat général près la Cour suprême et de procureur de la République. Son expérience s’est encore enrichie lors de son passage au ministère de la Justice, où il a servi comme Garde des Sceaux dans le premier gouvernement conduit par Ousmane Sonko.

Une nomination conforme aux exigences institutionnelles

La désignation d’Ousmane Diagne répond aux critères stricts définis par les textes régissant le Conseil constitutionnel. Le magistrat, dont l’expertise est reconnue, remplit les conditions nécessaires pour occuper ce poste : ancien premier président ou procureur général de la Cour suprême, président de chambre, ou encore professeur titulaire de droit. Les inspecteurs généraux d’État et les avocats justifiant d’au moins vingt ans de pratique sont également éligibles à cette fonction. Le Conseil constitutionnel, dont il prend désormais la tête, joue un rôle central dans la garantie du respect de la Constitution, le contrôle de la conformité des lois et la régularité des scrutins électoraux au Sénégal.

Un héritage à assumer après une longue vacance

Ousmane Diagne succède à Mamadou Badio Camara, décédé le 10 avril 2025 à Dakar. Son départ avait laissé le Conseil constitutionnel sans direction pendant plus de douze mois, une situation inédite dans l’histoire récente de l’institution. La prise de fonction du nouveau président marque ainsi le retour à une gouvernance stable et opérationnelle pour cette autorité constitutionnelle.