Ouagadougou : l’union africaine exige un retour rapide à la démocratie au Burkina Faso
L’Union africaine exhorte le Burkina Faso à accélérer la transition vers la stabilité politique
L’Union africaine a lancé un appel pressant aux dirigeants burkinabè afin qu’ils accélèrent le rétablissement de l’ordre constitutionnel. Lors de cette visite officielle à Ouagadougou, l’organisation panafricaine a insisté sur la nécessité d’organiser des élections transparentes et de réouvrir pleinement l’espace politique, tout en réaffirmant sa disposition à poursuivre le dialogue constructif avec les autorités locales.
Une mission diplomatique axée sur le dialogue et la lutte antiterroriste
Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a rencontré le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo, ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré. Bien que cette tournée ait permis d’échanger avec les membres du gouvernement, aucune audience n’a été accordée avec le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré.
Soutien inconditionnel malgré la suspension des instances
Malgré la suspension du Burkina Faso des structures politiques de l’Union africaine suite au récent coup d’État, l’organisation maintient une politique de dialogue avec les autorités de transition. Mahmoud Ali Youssouf a souligné que l’UA reste déterminée à soutenir les efforts du Burkina Faso dans sa lutte contre l’insécurité terroriste, tout en poursuivant les programmes de développement engagés sur le terrain.
Transition politique : des exigences claires pour un retour à la légalité
Le représentant de l’UA a rappelé que la transition en cours doit impérativement aboutir à la restauration des partis politiques interdits, à la réouverture de l’espace démocratique et à l’organisation d’élections libres. Ces mesures sont jugées essentielles pour un retour définitif à l’ordre constitutionnel, une priorité absolue pour l’organisation continentale.
Appel à une coopération régionale renforcée
Dans son discours, Mahmoud Ali Youssouf a plaidé en faveur d’un rapprochement entre le Burkina Faso et la CEDEAO, dont le pays s’est retiré début 2025 aux côtés du Mali et du Niger, avant de créer l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a encouragé une collaboration accrue entre les organisations régionales pour mieux répondre aux défis sécuritaires et politiques partagés.
Une position ferme sur la souveraineté et l’intégrité territoriale
Dans un communiqué officiel, l’Union africaine a réaffirmé son attachement indéfectible à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Burkina Faso. Par ailleurs, le Premier ministre burkinabè a réitéré l’engagement de son gouvernement à soutenir les réformes institutionnelles de l’UA, ainsi que son ambition de renforcer l’autonomie financière de l’organisation.
Une tournée régionale pour évaluer les transitions en cours
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée diplomatique du président de la Commission de l’UA, qui s’est également rendu au Mali pour échanger avec les autorités de transition en place.