LFR 2026 : le Gabon mise sur le « made in Gabon » pour booster son économie

La Loi de finances rectificative (LFR) 2026 adoptée par le Sénat gabonais ne se contente pas de dynamiser les recettes publiques. Elle transforme la fiscalité en levier stratégique pour promouvoir le « made in Gabon ». Grâce à des exonérations, des taux réduits de TVA et des avantages fiscaux ciblés, l’État cherche à renforcer la compétitivité des entreprises locales, stimuler l’industrie nationale et limiter la dépendance aux importations. Une réforme ambitieuse qui place la production locale au cœur de sa politique économique.

Dans un contexte où la diversification de l’économie gabonaise s’impose comme une priorité, les autorités misent sur une fiscalité incitative pour attirer les investissements productifs. L’enjeu ? Favoriser les entreprises qui transforment et valorisent les ressources locales, tout en soutenant le pouvoir d’achat des ménages. Une approche qui vise à créer un cercle vertueux entre production, emploi et consommation.

Des mesures fiscales ciblées pour booster l’industrie locale

La LFR 2026 introduit plusieurs dispositifs pour soutenir les produits fabriqués au Gabon. Parmi les mesures phares figure un taux réduit de TVA à 3 % sur le fer à béton produit localement. Cette décision vise à dynamiser l’industrie sidérurgique gabonaise et à alléger les coûts des matériaux de construction, essentiels pour les secteurs du bâtiment et des travaux publics.

Le texte prévoit également des exonérations de TVA sur d’autres produits locaux, comme certaines huiles de table et les eaux minérales naturelles gabonaises. Ces avantages fiscaux ont pour but de rendre les produits nationaux plus compétitifs face aux importations, tout en renforçant la valeur ajoutée produite sur le territoire.

Souveraineté économique : réduire les importations par l’industrialisation

Au-delà des allègements fiscaux, cette réforme s’inscrit dans une stratégie globale de souveraineté économique. En allégeant la pression fiscale sur les productions locales, le gouvernement compte attirer de nouveaux investissements industriels, encourager la transformation des matières premières et développer des filières autonomes. L’objectif ultime ? Réduire progressivement la dépendance du Gabon vis-à-vis des importations et renforcer son tissu industriel.

Cette approche représente un défi majeur : convertir les incitations fiscales en investissements concrets et en bénéfices durables pour les entreprises et les consommateurs. Si les mesures sont bien appliquées, elles pourraient marquer un tournant dans l’économie gabonaise, en favorisant une croissance plus inclusive et résiliente.