Nigeria: libération de 416 femmes et enfants détenus par Boko Haram dans le Borno

Nigeria: libération de 416 femmes et enfants détenus par Boko Haram dans le Borno

Un vent de soulagement souffle sur le nord-est du Nigeria. Quatre cent seize femmes et enfants, captifs du groupe jihadiste Boko Haram pendant de longs mois, ont recouvré leur liberté dans l’État de Borno, annoncent les autorités locales.

Nigeria : Boko Haram libère plus de 400 femmes et enfants enlevés dans l’État de Borno

Selon les informations divulguées dimanche, ces 416 personnes originaires du village de Ngoshe ont été libérées samedi 6 juin. La nouvelle a été confirmée par le sénateur Mohammed Ali Ndume ainsi que par des représentants de la jeunesse de la localité.

Un village régulièrement ciblé

Ngoshe, situé à moins de dix kilomètres de la frontière avec le Cameroun, se trouve dans la région de Gwoza, l’un des bastions historiques de Boko Haram. Cette zone est fréquemment la cible d’attaques jihadistes depuis le début de l’insurrection armée qui secoue le nord-est du Nigeria depuis 2009.

Le mystère autour des conditions de libération

Aucune information officielle n’a été communiquée sur les circonstances exactes de cette libération massive. Les responsables locaux impliqués dans les discussions avec les ravisseurs n’ont pas précisé si une rançon a été versée. Les autorités nigérianes affirment régulièrement ne pas négocier avec les groupes armés, mais plusieurs rapports d’experts estiment que le paiement de rançons reste une pratique courante pour obtenir la libération d’otages.

Une région toujours marquée par la violence

Depuis plus de quinze ans, les violences de Boko Haram et de son rival, l’État islamique en Afrique de l’Ouest, ont fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes dans le nord-est du Nigeria. Les enlèvements de masse demeurent l’une des principales sources de financement des groupes armés opérant dans la région.