Le Sénégal face à une vague de cyberattaques contre ses institutions publiques
Un concours sur le cyberespace organisé à Dakar, au Sénégal. (Illustration)

L’État sénégalais est confronté à une recrudescence d’attaques informatiques, suscitant des interrogations sur la sécurité de ses systèmes. Après avoir visé le portail des services fiscaux en octobre, puis les registres des cartes d’identité nationales en janvier, les cybercriminels ont récemment ciblé le Trésor public.

Ces incidents, pris isolément, pourraient être perçus comme de simples défaillances techniques. Cependant, leur fréquence et la sensibilité des entités atteintes mettent en lumière une fragilité alarmante des infrastructures numériques publiques du pays. Cette série d’attaques révèle une vulnérabilité numérique préoccupante.

La résilience numérique du Sénégal est désormais au cœur des préoccupations. Des experts en cybersécurité appellent à la mise en place d’une agence nationale dédiée pour mieux orchestrer la gestion des incidents. Ils insistent sur la nécessité de développer des centres d’excellence, de stimuler la recherche et d’impliquer davantage les compétences locales dans les initiatives stratégiques nationales de cybersécurité.

La famille de Mountaga Tall annonce des poursuites judiciaires

L’avocat et figure politique malienne, Mountaga Tall, a été interpellé par des individus armés et masqués en début de mois. Cette situation rappelle l’arrestation de Maître Guy Hervé Kam au Burkina Faso en janvier 2024. Le chef du mouvement politique Sens fait face à des accusations de « complot contre la sûreté de l’État » et d’« association de malfaiteurs ». Ces deux affaires présentent des similarités frappantes : des interpellations opaques, un manque initial de communication officielle, la mobilisation d’avocats et l’intensification des campagnes sur les réseaux sociaux. Elles soulignent une tension croissante entre les impératifs de sécurité et le respect des libertés fondamentales.

En RDC, le débat autour de la réforme de la Constitution continue de faire couler de l’encre

En République démocratique du Congo, le débat autour d’une réforme constitutionnelle s’intensifie. Ejiba Yamapia, président de l’Église du Réveil du Congo, a plaidé pour une refonte intégrale de la Constitution de 2006, qu’il a décrite comme une « constitution de belligérance ». Il prône l’établissement d’une loi fondamentale axée sur le développement et la souveraineté, favorisant un régime « plus présidentiel ». Il exhorte également les acteurs politiques à privilégier le consensus républicain sur les considérations électorales. Ces déclarations ont suscité l’indignation d’une frange de l’opposition. Prince Epenge, porte-parole de la coalition Lamuka, a exprimé son inquiétude, accusant l’Église de se positionner comme un « soldat au service du troisième mandat de Félix Tshisekedi », et a directement critiqué Ejiba Yamapia.

Décès du président de la Confédération africaine d’athlétisme

Le colonel Hamad Kalkaba Malboum, figure emblématique du sport africain, est décédé à Yaoundé à l’âge de 75 ans. Il présidait également le Comité national olympique et sportif du Cameroun. Depuis Rabat, l’athlète marocain Aziz Daouda a rendu un hommage vibrant à sa mémoire. Il a souligné que « l’athlétisme africain perd aujourd’hui bien plus qu’un simple dirigeant ; il perd un militant dévoué. » Aziz Daouda a ajouté qu’avec sa disparition, « s’éteint l’un des derniers grands bâtisseurs d’une époque qui nourrissait la conviction que l’Afrique était capable de s’imposer sur la scène sportive mondiale. » Il a rappelé que, pour Hamad Kalkaba Malboum, « l’Afrique ne devait pas être perçue comme un simple vivier de talents pour d’autres nations, mais aspirait à devenir une puissance sportive structurée, respectée et influente. »