Le Cameroun trace sa route : bilan des infrastructures et défis à relever

Le Ministre des Travaux Publics dresse le bilan des infrastructures routières au Cameroun

Lors d’une conférence publique très attendue au Salon de l’Action Gouvernementale (SAGO 2026) ce 11 juin 2026 à Yaoundé, Emmanuel Nganou Djoumessi, le Ministre des Travaux Publics, a mis en lumière les progrès et les défis rencontrés dans le secteur des infrastructures routières. Cette allocution s’est concentrée sur la modernisation du réseau routier national, un pilier essentiel pour le développement.

Devant un public composé de professionnels des médias, d’usagers et de visiteurs du Salon, le Ministre a présenté une évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030. Il a détaillé les avancées significatives réalisées depuis le début de l’année 2026, tout en abordant les obstacles qui freinent la performance de ce secteur vital. L’accent a été mis sur les stratégies adoptées pour améliorer durablement la qualité et la connectivité du réseau routier camerounais, avec une attention particulière portée au réseau structurant, au cœur des interventions du Ministère.

Le Ministre des Travaux Publics a réaffirmé l’importance capitale du développement des infrastructures routières au Cameroun comme moteur de croissance économique et de cohésion territoriale. Il a souligné que les initiatives de son département s’inscrivent directement dans la concrétisation des engagements pris par le Président de la République, Son Excellence Paul Biya, dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

Au cours de cette présentation du bilan à mi-parcours, le Ministre a annoncé que, conformément aux objectifs fixés pour le secteur routier, pas moins de 2 442 kilomètres de routes ont été bitumés, et environ 833 kilomètres de routes détériorées ont été réhabilités. Il a néanmoins reconnu que des retards persistent, notamment en ce qui concerne l’entretien régulier du réseau routier.

Plusieurs facteurs impactent la bonne exécution des projets. Parmi les principales contraintes identifiées figurent l’insécurité dans certaines régions d’intervention, la complexité des procédures de mobilisation des financements, les délais parfois longs de passation des marchés, les difficultés de trésorerie rencontrées par les entreprises, et enfin, les ressources limitées allouées à l’entretien du vaste réseau routier.

Malgré ces obstacles, le Ministre a souligné les progrès notables réalisés au cours des cinq dernières années. Le linéaire total de routes bitumées est passé de 8 498 kilomètres en 2020 à près de 10 939 kilomètres fin 2025, ce qui représente une progression moyenne annuelle supérieure à 488 kilomètres de routes bitumées.

Quant aux perspectives, Emmanuel Nganou Djoumessi a précisé que les actions initiées depuis le début de l’année 2026 s’inscrivent dans la mise en œuvre des directives du Président de la République. Ces actions privilégient le développement du réseau routier structurant, l’amélioration continue de la qualité des infrastructures et le renforcement de la connectivité entre les diverses régions du pays.

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