Ibrahima Thiam dénonce les propos polémiques d’Ousmane Sonko sur Touba

Le président du parti politique ACT, Ibrahima Thiam, a vivement réagi aux dernières sorties médiatiques d’Ousmane Sonko, leader du PASTEF. Selon lui, ces déclarations menacent délibérément l’équilibre social et la paix intérieure du Sénégal.

Des accusations jugées collectives et dangereuses

Dans une tribune intitulée « Quand l’amalgame devient une arme politique », Ibrahima Thiam fustige la méthode employée par Ousmane Sonko. Il estime que ses propos, en associant Touba à des activités illégales, relèvent d’une stratégie de division plutôt que d’un échange constructif. Pour le dirigeant de l’ACT, pointer du doigt une ville entière, symbole spirituel et historique du pays, revient à fragiliser l’un des fondements de l’unité nationale.

Une rhétorique populiste et contre-productive

Ibrahima Thiam dénonce un discours politique où les formules chocs priment sur les arguments rationnels. Selon lui, cette approche vise à alimenter les tensions plutôt qu’à éclairer le débat public. En pointant Touba du doigt, Ousmane Sonko aurait, selon Thiam, instrumentalisé la religion et l’identité communautaire pour servir ses propres intérêts politiques.

Touba, bien plus qu’une ville : un symbole national à protéger

Le président de l’ACT rappelle que Touba ne se résume pas à une simple agglomération. C’est un centre spirituel majeur, un pôle économique dynamique et un repère culturel pour des millions de Sénégalais. La communauté mouride, qui y est profondément ancrée, représente une force de cohésion sociale incontestable. Toute parole publique, surtout en période électorale, doit donc éviter de jeter l’opprobre sur des millions de citoyens.

L’appel à un retour à la responsabilité politique

En conclusion de sa prise de position, Ibrahima Thiam plaide pour un discours politique apaisé, fondé sur des faits vérifiables et le respect des différentes sensibilités du pays. Il met en garde contre les dérives qui substituent les émotions aux débats démocratiques, soulignant que la stabilité du Sénégal dépend de la préservation de son unité.