Gabon : la SEEG divisée pour mieux desservir ?
Le siège de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG), à Libreville.

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a récemment été scindée en deux entités distinctes. Cette réorganisation vise à améliorer l’efficacité des services, mais les obstacles structurels du secteur énergétique gabonais demeurent considérables.

Une séparation attendue pour clarifier les missions

La scission de la SEEG, effective depuis quelques semaines, sépare désormais la gestion de l’eau de celle de l’électricité. L’objectif affiché par les autorités est de permettre une meilleure spécialisation et une gestion plus transparente des ressources. Cependant, les experts s’accordent à dire que cette réforme ne suffira pas à résoudre les problèmes d’accès à l’énergie et de qualité de service.

Des défis persistants pour le secteur énergétique

Malgré cette réorganisation, le Gabon fait toujours face à des défis majeurs : vétusté des infrastructures, pertes techniques et commerciales élevées, et dépendance aux énergies fossiles. Les coupures d’électricité restent fréquentes dans certaines régions, et l’objectif d’un accès universel à l’électricité d’ici 2025 semble compromis. La scission de la SEEG n’est qu’une première étape dans une nécessaire transformation en profondeur du secteur.