Fin du chapitre diplomatique : la France retire ses derniers représentants du Burkina Faso
Le rappel des diplomates burkinabè en France, ainsi que le départ des diplomates français du Burkina Faso, s’inscrit dans la continuité d’une feuille de route clairement définie par les autorités de Ouagadougou. Cette étape fait suite à l’annonce unilatérale du 26 juin par le régime du capitaine Ibrahim Traoré, qui avait officialisé la rupture des relations diplomatiques avec Paris. Le gouvernement burkinabè avait alors accusé la France d’un « activisme incessant » jugé contraire à ses intérêts nationaux et d’un soutien présumé à des réseaux subversifs.
À la suite de cette déclaration, le chargé d’affaires du Burkina Faso à Paris avait été convoqué par le Quai d’Orsay. La diplomatie française lui avait alors signifié, dans un esprit de stricte réciprocité, que le personnel diplomatique burkinabè était sommé de quitter le territoire français dans un délai de sept jours, échéant ce lundi soir.
Les autorités de Ouagadougou maintiennent leurs accusations envers la France, l’incriminant de soutenir des groupes terroristes. Des allégations que Paris rejette catégoriquement, les qualifiant de « complètement fausses ». Le Quai d’Orsay a par ailleurs réaffirmé sa position, déclarant : « Nous condamnons fermement toutes les attaques terroristes et réitérons notre plein soutien aux populations, qui sont les premières victimes de la crise en cours. »
Cette escalade diplomatique survient dans un contexte de tensions croissantes, marqué par le retrait préalable des forces françaises du Burkina Faso, le rappel de l’ambassadeur de France à Ouagadougou, et un rapprochement notable des autorités burkinabè avec de nouveaux partenaires, notamment la Russie. Cette évolution de la politique au Burkina Faso redessine les équilibres régionaux.