Crise au pastef : abdourahmane diouf dénonce les contradictions internes et la trahison envers diomaye faye

Le Dr Abdourahmane Diouf pointe du doigt les divisions au sein du Pastef

Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, également membre fondateur du parti KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, a livré une analyse sans concession de la crise qui secoue le Pastef. Invité à s’exprimer ce dimanche lors d’une émission de radio, il a mis en lumière les tensions persistantes entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié, Ousmane Sonko. Selon lui, la responsabilité de cette fracture revient intégralement aux dirigeants du parti et à leur manque de loyauté.

Dans son intervention, le ministre a affirmé que le chef de l’État avait toujours respecté ses engagements, tandis que le Pastef et ses responsables, en particulier Sonko, avaient trahi la confiance placée en eux. « Le président de la République a toujours été constant et fidèle dans sa démarche pour le respect de la parole donnée », a-t-il déclaré, ajoutant que c’est cette déloyauté qui a rendu le mandat présidentiel ingouvernable.

Dr Abdourahmane Diouf a également critiqué les anciens membres du gouvernement ayant quitté leurs fonctions, soulignant qu’ils avaient choisi de partir sans y être contraints. Il a rappelé que cette décision avait privé l’exécutif d’une majorité parlementaire essentielle à la réalisation de son programme politique, tout en leur reprochant de s’être soustraits à leurs responsabilités.

Un plaidoyer pour la continuité du mandat présidentiel

Abordant l’avenir du quinquennat, le ministre a exprimé son soutien à la poursuite du mandat du président Bassirou Diomaye Faye. Cette position a motivé la création de son propre parti politique, en réponse aux contradictions internes du Pastef. Il a dénoncé les dissensions au sein du mouvement, où certains responsables peinent à s’aligner sur leur leader tout en critiquant ouvertement les choix de ce dernier.

Pour Dr Abdourahmane Diouf, ces incohérences sont un frein à la cohésion et à l’efficacité politique, compromettant ainsi la mise en œuvre des réformes promises par le gouvernement.