Coupe du monde 2026 : l’Allemagne triomphe de la Côte d’Ivoire et valide son billet pour les 8es de finale
L’Allemagne a décroché une victoire arrachée face à la Côte d’Ivoire ce samedi, s’imposant 2-1 dans le temps additionnel à Toronto lors de leur deuxième rencontre de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026. Cette performance décisive assure à la Mannschaft sa qualification pour les huitièmes de finale, tandis que les Éléphants devront encore patienter pour valider leur place.
Le stade de Toronto a été le théâtre d’un véritable bras de fer footballistique. La Côte d’Ivoire et l’Allemagne ont livré un duel d’une intensité remarquable, échangeant les coups dans une ambiance festive. Les Allemands ont finalement arraché leur deuxième succès en deux matchs grâce à une frappe libératrice de Deniz Undav à la 90e + 4, lui qui avait déjà signé l’égalisation plus tôt dans la partie. Les Ivoiriens, quant à eux, pourront nourrir des regrets, notamment pour une contre-attaque mal négociée par Simon Adingra, seul face à Manuel Neuer à la 88e minute. Si chaque équipe a eu l’opportunité de prendre l’avantage, l’apport du banc allemand a clairement fait la différence.
Les joueurs de Julian Nagelsmann ont dû puiser profondément dans leurs ressources pour revenir au score. C’est Undav qui a concrétisé cet effort, reprenant à bout portant un service impeccable de Nadiem Amiri, un autre remplaçant, pour égaliser à la 68e minute (1-1). La rencontre fut âpre pour les Allemands, mais cette victoire leur ouvre les portes des huitièmes de finale et les positionne idéalement pour la première place de leur groupe, face à des Ivoiriens qui se sont montrés étonnamment combatifs.
Pourtant, ce sont bien les Éléphants qui avaient frappé les premiers. Le capitaine Frank Kessié a ouvert le score à la 30e minute, reprenant un centre de Yan Diomandé après une tentative contrée d’Amad Diallo. Les Ivoiriens avaient su tirer profit d’une excellente gestion du retour d’une pause fraîcheur, alors que la température avoisinait les 20 degrés. Dès le coup d’envoi, l’engagement physique de chaque action avait annoncé la couleur de l’affrontement.
Singo sorti blessé en fin de match
Dès les premières minutes, le gardien ivoirien Yahia Fofana avait réalisé un arrêt spectaculaire sur une tête à bout portant de Kai Havertz, suite à un centre de Joshua Kimmich (10e). Quelques instants plus tard, Odilon Kossonou déviait de justesse une frappe de Félix Nmecha (21e), empêchant l’Allemagne de prendre l’avantage. Les Allemands devaient alors se méfier des pertes de balle, que les hommes d’Emerse Faé transformaient en véritables armes. Avec un Ange-Yoan Bonny surpuissant en attaque, les Ivoiriens privilégiaient les contres sur les côtés, avec un Yan Diomandé parfois imprécis mais toujours menaçant, comme en témoigne son implication sur le but.
Il était clair que le sélectionneur Faé avait méticuleusement étudié son adversaire, cherchant à bloquer l’axe central et à densifier cette zone du terrain. Cependant, il aurait fallu tenir quelques minutes de plus. Au fil du match, la concentration et la préparation physique des Éléphants ont commencé à s’éroder, tant les efforts de replacement et de récupération étaient colossaux. La résistance et la puissance athlétique de certains joueurs ivoiriens ont surpris les Allemands, à l’image de Wilfried Singo, dont les positionnements étaient parfois discutables mais qui compensait par une force incroyable pour rattraper les erreurs. Sa sortie sur blessure à la 80e minute a indéniablement pesé sur la fin de match.
Malgré un début de seconde période prometteur, marqué par deux occasions manquées sur des actions bien construites (Oulaï à la 51e et Diomandé à la 56e), les Éléphants ont été contraints de reculer et de défendre leur avantage. Ils ont finalement cédé en toute fin de partie. Néanmoins, les deux formations ont démontré des qualités et des ressources physiques et mentales prometteuses pour la suite de la compétition. La qualification des Éléphants face à Curaçao semble désormais une formalité.