Bilan d’une année au ministère : les réalisations majeures de José Mpanda

Le ministère des Postes et télécommunications sous José Mpanda : une année de réformes et d’avancées stratégiques

Depuis son entrée en fonction le 8 août 2025 au sein du gouvernement Suminwa II, Me José Mpanda Kabangu a marqué son passage au ministère des Postes et télécommunications (PT) par des actions concrètes et des résultats tangibles. Un an après, un constat s’impose : la République démocratique du Congo (RDC) retrouve progressivement sa place sur la scène internationale dans ce secteur clé.

Bannière illustrant les enjeux du secteur des télécommunications en RDC

Sortir la RDC de l’isolement international : une priorité atteinte

Dès les premiers mois de son mandat, Me José Mpanda a identifié les défis majeurs : réintégrer la RDC dans les instances internationales du secteur des télécommunications et améliorer le climat des affaires pour les opérateurs locaux. Un premier succès est intervenu moins d’un mois après sa prise de fonctions : la RDC a recouvré son droit de parole et de vote au sein de l’Union postale universelle (UPU), perdu depuis plus de trois décennies en raison du non-paiement des cotisations.

Cette réintégration, obtenue grâce à un plaidoyer soutenu auprès des plus hautes autorités, a permis de solder les arriérés financiers et de rétablir la crédibilité du pays sur la scène internationale.

L’Union africaine des télécommunications (UAT) revient à Kinshasa : un exploit historique

En octobre 2025, Me José Mpanda a marqué l’histoire en obtenant le rapatriement du siège de l’Union africaine des télécommunications (UAT) à Kinshasa. Déplacé à Nairobi après les troubles de 1992, ce siège retrouve enfin son lieu statutaire. La décision a été actée lors de la 7e conférence des plénipotentiaires de l’UAT, tenue à Abuja (Nigeria) le 23 juillet 2026. Le nouveau secrétaire général, le Zambien Kezias Kazuba Mwale, prendra ses fonctions en janvier 2027 dans la capitale congolaise.

Ce retour s’accompagne d’un investissement de plus de 1,4 million de dollars pour régler les dettes et pénalités accumulées. Un siège permanent au Conseil d’administration de l’UAT est désormais acquis pour la RDC, renforçant son influence régionale.

Vers un siège au Conseil d’administration de l’UIT : la RDC en lice pour 2027-2030

Ambition supplémentaire : Me José Mpanda ambitionne que la RDC siège au Conseil d’administration de l’Union internationale des télécommunications (UIT), l’organe décisionnel de cette institution onusienne. Une candidature officielle sera déposée lors de la prochaine conférence des plénipotentiaires, prévue en novembre 2026 à Doha (Qatar).

Pourquoi cette démarche ? La RDC, guidée par la vision du président Félix-Antoine Tshisekedi d’une RDC connectée d’ici 2030 et devenue un hub technologique en Afrique, a des arguments solides. Une place au Conseil de l’UIT permettrait de mobiliser 1,5 milliard de dollars d’investissements pour les infrastructures télécoms, notamment :

  • La construction de 54 000 km de fibre optique et 30 000 tours ou antennes ;
  • L’extension de la connectivité rurale et le déploiement des réseaux à très haut débit ;
  • La création de centres de données et le développement d’infrastructures satellitaires.

Un satellite souverain est également en négociation avec la firme chinoise China Unicom, renforçant l’autonomie technologique du pays.

Modernisation de l’administration et amélioration du climat des affaires

Sur le plan national, Me José Mpanda a engagé une modernisation profonde du ministère. Dès les premiers mois, il a doté le Secrétariat général des postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication (PTNTIC) de 10 véhicules neufs, dont 3 bus pour les agents et des 4×4 pour les cadres. Une première depuis la création de cette administration.

D’autres mesures ont suivi :

  • Un nouveau barème salarial adapté aux agents ;
  • La réhabilitation du bâtiment administratif et la mise en place d’un cadre organique restructuré ;
  • Des promotions équitables basées sur l’ancienneté et la performance.

Pour les opérateurs télécoms (Airtel, Vodacom, Orange et Africell), il a résolu les problématiques d’insécurité juridique en convertissant leurs titres et en réduisant de moitié le moratoire de 10 ans sur la participation des Congolais au capital social, comme le prévoit l’article 40 de la loi sur les télécommunications.

Un plan ambitieux pour la connectivité nationale et le développement numérique

Pour concrétiser ses ambitions, Me José Mpanda s’appuie sur les recommandations des États généraux des postes et télécommunications, organisés en avril 2026. Ces assises ont défini les priorités :

  • Déployer 54 000 km de fibre optique (dont 10 000 km déjà financés par la Banque mondiale et l’Agence française de développement via le Programme de transformation numérique) ;
  • Construire 30 000 tours ou antennes, avec un démarrage pilote à la Cité sainte kimbanguiste de Nkamba (Kongo central) ;
  • Étendre la connectivité rurale et digitaliser l’administration.

Le Fonds de développement du service universel (FDSU), structure du ministère, finance déjà la construction de 3 000 tours dans une première phase, avec des conventions signées en août 2026 pour la construction de 10 antennes par opérateur dans les zones périurbaines et rurales.

Ces projets s’inscrivent dans une vision globale : faire de la RDC un pôle technologique en Afrique centrale d’ici 2030, tout en réduisant la fracture numérique et en élargissant l’assiette fiscale.