Aminata touré défend la gouvernance du président diomaye faye face aux critiques

Une réponse ferme aux attaques politiques après les tensions au sommet

Dans un contexte marqué par des tensions politiques au Sénégal, Aminata Touré, figure centrale de la coalition Diomaye Président, a pris la parole pour clarifier la position du gouvernement. Dès les premiers instants suivant les déclarations controversées d’Ousmane Sonko, elle a choisi de s’exprimer publiquement pour rétablir la vérité sur la gestion publique actuelle.

L’ancienne ministre de la Justice a tenu à souligner que les divergences apparentes avec le président Bassirou Diomaye Faye ne remettent aucunement en cause les engagements pris envers les Sénégalais. Elle a vivement rejeté l’idée d’un affaiblissement de la reddition des comptes, affirmant que cette dernière doit désormais s’inscrire dans un cadre juridique indépendant et rigoureux.

Justice et indépendance : les priorités absolues

Aminata Touré a rappelé avec force que la justice ne peut être instrumentalisée par des logiques politiques. Elle a interpellé ses détracteurs en ces termes : « Pourquoi évoquer la fin de la reddition des comptes ? Il s’agit plutôt du début d’une ère où celle-ci s’exercera avec une indépendance totale ». Pour elle, la lutte contre la corruption doit se fonder sur des preuves tangibles et des procédures légales, et non sur des accusations infondées.

Le gouvernement défend une approche où les affaires publiques sont gérées avec un pragmatisme économique et une rigueur juridique, loin des clivages partisans. Aminata Touré a insisté sur la nécessité de séparer clairement les règlements de comptes politiques des décisions judiciaires, soulignant que la haine envers un adversaire ne constitue en aucun cas un motif de condamnation.

Dette et relations avec les institutions financières : une stratégie repensée

Sur le front économique, le pouvoir en place adopte une posture plus nuancée face aux enjeux de dette publique. Rejetant catégoriquement le terme de « restructuration » — qui évoque les programmes d’ajustement structurel des années 1980 et leurs conséquences sociales désastreuses — le gouvernement privilégie désormais la notion de « reprofilage de la dette ». Cette approche vise à construire une stratégie soutenable pour les populations, en évitant les mesures drastiques comme les licenciements massifs ou la réduction des budgets sociaux.

Dans ce cadre, les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) s’orientent vers une collaboration pragmatique, axée sur des solutions adaptées aux réalités budgétaires du pays. L’objectif ? Trouver un équilibre entre rigueur financière et protection des acquis sociaux, afin de garantir une croissance durable sans sacrifier les populations.