Urgence humanitaire à Téra : des milliers de civils fuient les menaces armées dans l’ouest du Niger
La situation humanitaire s’aggrave dans l’ouest du Niger, où un mouvement de population massif est actuellement observé. Selon plusieurs témoignages locaux, la ville de Téra fait face à une arrivée importante de déplacés internes qui s’installent en zone urbaine et en périphérie depuis la fin du mois dernier.
Le secteur de Diagourou se vide progressivement de ses habitants. Des informations concordantes indiquent que des combattants du Jnim (Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans) ont imposé un ultimatum aux populations d’une trentaine de villages, les forçant à l’exil. Cette zone, située à seulement dix kilomètres de Téra, est au cœur de la région dite des « trois frontières », entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. La localité de Téra, qui abrite la zone de défense numéro 9, se retrouve ainsi sous pression, prise entre les actions du Jnim et celles de l’État islamique au Sahel (EIS).
Une détresse humanitaire grandissante pour les populations
Sur place, les conditions de vie des nouveaux arrivants sont extrêmement difficiles. De nombreuses familles, composées majoritairement de femmes et d’enfants, se retrouvent sans abri, occupant des terrains vagues ou comptant sur la solidarité de familles d’accueil déjà éprouvées par la crise.
Bien que le recensement exact des déplacés soit encore en cours, l’ampleur du phénomène est jugée préoccupante, les villages de la commune de Diagourou comptant habituellement des milliers de résidents qui ont dû tout abandonner derrière eux.