Touaregs et djihadistes : la chute de Kidal au Mali

Touaregs et djihadistes : la chute de Kidal au Mali

Fin avril 2026, une offensive éclair menée conjointement par le Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement rebelle touareg, et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) — affilié à Al-Qaeda — a balayé les positions de l’armée malienne et de ses alliés russes de l’Africa Corps dans plusieurs localités du pays. Nos équipes ont pu accompagner des combattants du FLA dans les rues de Kidal, ville désormais sous leur contrôle, après en avoir été chassés par Bamako fin 2023.

Une alliance inattendue au cœur du Sahel

Les rebelles touaregs du FLA, traditionnellement en lutte contre l’État malien pour l’autonomie de l’Azawad, ont scellé une alliance stratégique avec les djihadistes du JNIM. Cette collaboration a permis de surprendre les forces gouvernementales, plongeant le nord du Mali dans une nouvelle phase de tensions. La population locale, prise au piège des combats, a dû quitter massivement Kidal, laissant derrière elle une ville sous le joug des nouveaux maîtres des lieux.

Kidal, bastion contesté

Reprise par l’armée malienne en 2023 après des années de contrôle par les groupes armés, Kidal redevient un symbole de la résistance touarègue. Les rebelles, désormais alliés aux djihadistes, se préparent à une contre-offensive des autorités de Bamako, soutenues par des mercenaires russes. La situation humanitaire s’aggrave, avec des déplacements de populations massifs et une insécurité persistante.

Combattants touaregs dans les rues de Kidal

Cette alliance entre des groupes aux idéologies opposées interroge : jusqu’où ira cette coopération dans une région où la sécurité et le développement restent des défis majeurs pour le Mali et ses voisins du Sahel ?