Tchad : libération provisoire de deux figures politiques pour raisons médicales

Deux personnalités politiques tchadiennes, Me Bidi Valentin et Bombay Kelo, anciennes figures de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), condamnées à huit ans de détention ferme, ont recouvré leur liberté de manière temporaire. Cette décision intervient en raison de l’état de santé préoccupant des deux hommes, selon les informations communiquées par leur collectif d’avocats.

Une libération motivée par des impératifs sanitaires

Le parquet de N’Djamena a ordonné la mise en liberté provisoire de Me Bidi Valentin et Bombay Kelo en raison de leur âge avancé et de leurs multiples problèmes de santé. « Ils souffrent de plusieurs pathologies qui nécessitent une prise en charge urgente », a précisé l’un de leurs avocats. Cette mesure, bien que temporaire, marque une avancée significative pour les deux responsables politiques.

Cette décision ne constitue cependant qu’une étape, car elle ne clôt pas définitivement leur dossier. « Il s’agit d’une libération provisoire, et non d’une remise en liberté définitive », a tenu à souligner l’avocat du collectif. Les autres membres du GCAP toujours incarcérés font également l’objet d’une attention particulière.

Une mobilisation pour la santé des autres détenus

Le collectif d’avocats ne s’arrête pas aux deux premiers cas. Des démarches sont en cours pour d’autres prisonniers condamnés dans cette affaire, afin qu’ils puissent également bénéficier d’une libération temporaire pour raisons médicales. « Nous travaillons activement pour que d’autres détenus malades puissent être libérés provisoirement », a expliqué l’avocat. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de défense des droits des accusés.

Un appel interjeté contre la condamnation

Parallèlement à ces actions, le collectif a décidé de faire appel du verdict rendu contre les dirigeants de l’ex-GCAP. « La décision est contestée en appel. Nous attendons désormais l’examen du dossier par la cour d’appel de N’Djamena », a indiqué le représentant du collectif. Cette procédure judiciaire pourrait permettre de réexaminer les charges retenues contre les accusés.

Rappel des faits

Rappelons que les leaders de l’ex-Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) avaient été condamnés à huit ans de prison ferme le 8 mai dernier. Ils étaient poursuivis pour des chefs d’accusation incluant la rébellion, l’association de malfaiteurs et la détention illégale d’armes de guerre. Cette affaire avait suscité de vives réactions au sein de la classe politique tchadienne.