Sénat au Bénin : lazare sehouéto prône un débat apaisé et factuel
Sénat au Bénin : Lazare Sehouéto appelle à un dialogue dépassionné
Lors d’un échange organisé à Cotonou par l’Institut des Artisans de Justice et de Paix (IAJP/Co) sur l’État de droit et l’alternance politique en Afrique, la question de la création du Sénat a occupé le devant de la scène. Lazare Maurice Sehouéto, ancien ministre et député, y a défendu avec conviction cette nouvelle institution comme un outil essentiel pour renforcer la démocratie et stabiliser le paysage politique béninois.
Le Sénat, un rempart contre les dérives politiques
Face aux interrogations exprimées par l’ancien député Kamel Bio Sika Ouassagari concernant les prérogatives attribuées à la chambre haute, Lazare Maurice Sehouéto a plaidé pour une analyse basée sur les textes légaux plutôt que sur des craintes infondées. Selon lui, le bicamérisme s’inscrit dans une logique de consolidation des institutions, une pratique adoptée par de nombreuses nations pour sortir de périodes de vulnérabilité politique.
Pour illustrer son propos, il a évoqué des exemples concrets où des pays ont instauré un système bicaméral pour répondre à des défis similaires :
- En France, la Cinquième République a été mise en place pour mettre un terme aux instabilités ministérielles des régimes précédents, offrant ainsi un cadre plus stable à l’action gouvernementale.
- En Allemagne, la création de garde-fous institutionnels après la Seconde Guerre mondiale visait à protéger l’État de droit et à prévenir toute dérive autoritaire.
Un appel à la raison et à l’unité nationale
L’intervenant a fermement rejeté les jugements hâtifs et les interprétations partisanes sur cette institution encore en construction. Pour lui, le Sénat béninois doit avant tout servir de cadre pour apaiser les tensions politiques, favoriser l’unité nationale et sécuriser les perspectives de développement du pays. Il a insisté sur la nécessité d’aborder ce sujet avec sérénité et objectivité, en s’appuyant exclusivement sur des données tangibles et des arguments constructifs.
Lazare Maurice Sehouéto a finalement invité l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile à engager des discussions rigoureuses et respectueuses, afin d’éviter toute dérive spéculative et de garantir le bon fonctionnement de cette nouvelle institution.