Réforme électorale en Côte d’Ivoire : la 2pfj insiste sur l’inclusivité et le dialogue national

Réforme électorale en Côte d’Ivoire : la 2PFJ exige un dialogue politique ouvert et inclusif

La Plateforme panafricaine des femmes et des jeunes pour la paix, la démocratie et la gouvernance (2PFJ) a lancé un appel pressant en faveur d’un dialogue politique participatif, inclusif et constructif pour accompagner la réforme électorale en Côte d’Ivoire. Dans une déclaration officielle rendue publique en juillet 2026, l’organisation souligne l’urgence de mettre en place un cadre de négociation républicain et consensuel afin de garantir la légitimité des futures élections.

Un diagnostic partagé pour une réforme électorale durable

Pour la 2PFJ, la situation socio-politique ivoirienne exige une analyse approfondie avant toute réforme du système électoral. Les crises passées ont laissé des traces profondes dans la société, et les changements envisagés doivent dépasser le stade des simples discussions pour s’inscrire dans une démarche transparente et collective. L’organisation insiste sur la nécessité de transformer les débats en un véritable processus de négociation nationale, impliquant toutes les forces vives du pays.

Selon elle, le futur organe de gestion des élections doit émerger d’un consensus transparent, afin de restaurer la confiance entre les acteurs politiques et la population. La 2PFJ propose ainsi la création de commissions techniques paritaires, associant gouvernement, opposition et société civile, pour définir les contours d’une institution électorale indépendante, financièrement autonome et crédible.

Des mesures concrètes pour rétablir la confiance

Parmi les revendications portées par la plateforme, la libération des détenus politiques et le retour sécurisé des exilés figurent en tête des priorités. Ces gestes, selon la 2PFJ, sont indispensables pour instaurer un climat de confiance propice aux discussions. L’organisation plaide également pour une représentation équitable des femmes et des jeunes au sein des futurs organes électoraux, afin de garantir une veille citoyenne active et pacifique.

Dans son communiqué, la 2PFJ rappelle que les crises électorales ont profondément éprouvé les Ivoiriens, mais souligne aussi leur capacité historique à surmonter leurs divisions lorsque l’intérêt national est en jeu. La réforme de la gouvernance électorale représente, à ses yeux, une opportunité unique de rassembler les citoyens autour d’un projet commun : celui d’une Côte d’Ivoire stable, apaisée et prospère.

Un processus déjà engagé sous l’impulsion du gouvernement

Ces propositions interviennent dans un contexte où le gouvernement ivoirien a récemment lancé une dynamique de réforme. Le 22 juin 2026, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présidé une importante réunion d’information, réunissant partis politiques, mouvements citoyens et organisations de la société civile. L’objectif ? Examiner les pistes d’amélioration du système électoral et proposer des solutions durables. Une initiative saluée par la 2PFJ, qui y voit une étape nécessaire, mais insuffisante sans un engagement fort de tous les acteurs.

Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ, a signé le document exposant ces revendications. Pour lui, la réussite de cette réforme dépendra de l’implication de chacun : « Les Ivoiriens ont prouvé par le passé qu’ils savent dépasser leurs divergences lorsque l’enjeu est la Nation. Aujourd’hui, c’est cette même détermination qui doit guider nos actions. »

Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ.
Jean-Martial N’Guessan, président du conseil d’administration de la 2PFJ.