RDC : les Nations Unies pointent l’AFC/M23 comme principal auteur d’exactions dans l’est
Un rapport final du Groupe d’experts des Nations Unies, rendu public le 11 juin 2026, établit sans équivoque la responsabilité de l’AFC/M23. Cette faction armée non étatique est désignée comme le principal acteur des violations flagrantes du droit international humanitaire dans la partie orientale de la République démocratique du Congo.
Le document détaille un éventail accablant d’atrocités : des exécutions systématiques, la destruction méthodique de villages entiers, l’incendie délibéré de moyens de subsistance dans les chefferies de Bwito et Bwisha, situées dans le Rutshuru. Il mentionne également un blocus humanitaire imposé à Minembwe, coupant la population Banyamulenge de tout accès aux produits de première nécessité, aggravant ainsi une crise déjà profonde.
Parmi les faits recensés, la violence sexuelle liée au conflit a atteint des proportions qualifiées de « sans précédent » depuis 2024, avec l’AFC/M23 identifié comme le principal responsable de ces crimes. Les femmes et les jeunes filles sont les victimes les plus touchées par cette vague de brutalité.
Cependant, le rapport souligne également la complexité de la situation en notant que les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) représentent, de leur côté, le principal acteur étatique impliqué dans ces violations. Cette double mise en cause jette une lumière crue sur l’ensemble des parties belligérantes et remet en question toute tentative de simplification du conflit, notamment celles qui le réduiraient à une simple agression externe.