Projet santé Mali renforce résilience populations vulnérables
Un financement majeur pour transformer la santé au Mali grâce au projet Keneya Yiriwali
Le Mali bénéficie d’un appui financier conséquent pour moderniser son système de santé. La Banque mondiale a validé un crédit de 100 millions de dollars via l’Association Internationale de Développement (IDA), destiné à renforcer l’accès aux soins de qualité pour tous, en particulier les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile, adolescente et nutritionnelle. Ce projet s’accompagne également d’une subvention de 25 millions de dollars de la Facilité de financement mondiale (GFF), dont 15 millions proviennent des Pays-Bas, pour une enveloppe totale de 125 millions de dollars.
Amélioration des services de santé par l’approche FBR
Le projet Keneya Yiriwali, qui signifie « santé pour tous » en Bambara, repose sur le Financement basé sur les résultats (FBR). Cette méthode incite les établissements à améliorer la qualité des soins en conditionnant les paiements à la performance. Les objectifs incluent :
- L’augmentation de la couverture sanitaire dans les zones vulnérables, notamment celles touchées par les changements climatiques ;
- Le renforcement des infrastructures de santé (hôpitaux régionaux, infirmeries scolaires) ;
- La préparation aux urgences sanitaires, y compris les pandémies et les crises climatiques ;
- L’amélioration de la gestion budgétaire pour une utilisation optimale des ressources.
Cette approche a déjà fait ses preuves au Mali à travers le projet PACSU, qui a permis d’améliorer l’utilisation des soins, la disponibilité des médicaments et la satisfaction des patients dans neuf régions administratives.
Cibler les populations les plus vulnérables
Le projet Keneya Yiriwali s’adresse en priorité aux femmes, adolescentes et enfants, représentant une population de 15,4 millions d’habitants. Parmi eux, on compte :
- 3 millions d’enfants de moins de 5 ans ;
- 3,4 millions de femmes âgées de 15 à 49 ans.
Les régions initialement couvertes par le PACSU (Gao, Mopti, Segou, Koulikoro, etc.) seront étendues à de nouvelles zones comme Tombouctou, Bougouni, Koutiala, Sikasso et la Commune VI de Bamako, où les taux de pauvreté sont les plus élevés.
Un partenariat international pour des soins inclusifs
Ce projet s’appuie sur une collaboration entre la Banque mondiale, la Facilité de financement mondiale (GFF) et les Pays-Bas. Luc Laviolette, chef du secrétariat de la GFF, souligne :
« Investir dans un système de santé plus résilient et inclusif permet de répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables, notamment celles exposées aux risques climatiques. »
De son côté, Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali, met en avant les bénéfices du FBR :
« Ce projet renforce les capacités des établissements de santé, favorise le recrutement local et améliore l’équipement des laboratoires. Il s’agit d’un levier de transformation pour des soins de qualité, même dans les zones les plus reculées. »
Un impact durable pour le système de santé malien
L’Association Internationale de Développement (IDA), bras armé de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres, joue un rôle clé dans ce financement. Depuis 1960, elle soutient des projets visant à réduire la pauvreté et à améliorer les conditions de vie de millions de personnes. En Afrique, elle est un partenaire majeur pour 39 des 76 pays les plus pauvres du monde, avec un impact direct sur 1,6 milliard d’individus.
Le projet Keneya Yiriwali s’inscrit dans cette dynamique en ciblant spécifiquement les défis sanitaires du Mali, tout en intégrant les enjeux climatiques et sociaux. Une avancée majeure pour garantir un accès équitable aux soins pour tous.