Partenariat Sénégal France : une relation historique à réinventer pour l’avenir
Me Moussa Sarr a souligné la solidité des liens unissant le Sénégal et la France, décrivant leur relation comme « riche, multiforme et profondément ancrée ». Il a cependant souligné que cette relation entre dans une phase de « maturation », marquée par un dialogue « exigeant, transparent et porteur de progrès » pour répondre aux attentes des populations des deux nations et aux bouleversements du contexte africain et mondial.
Les fondements de cette coopération rénovée reposent, selon lui, sur des principes indissociables : le respect de la souveraineté de chaque État, une confiance mutuelle, une écoute attentive et réciproque, une équité totale entre partenaires, ainsi qu’une quête d’intérêts communs.
L’avocat a détaillé les domaines prioritaires de la collaboration bilatérale, parmi lesquels figurent l’éducation, la formation professionnelle, la santé, les infrastructures, les transports, l’agriculture, l’énergie, l’assainissement, l’aménagement du territoire, la recherche et l’innovation. Il a mis en avant les avancées notables dans l’enseignement supérieur et la formation technique, ainsi que les initiatives encourageantes en matière de coopération locale et de mobilisation de la diaspora sénégalaise, notamment à travers le Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement. Il a également rappelé que la France accueille la majorité des étudiants sénégalais à l’étranger, avant de remercier officiellement le gouvernement français pour son soutien logistique et financier dans l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse 2026, notamment sur les plans protocolaire, sécuritaire et sanitaire.
Une partie essentielle du discours a été consacrée à la question mémorielle, un sujet délicat entre les deux pays. Me Moussa Sarr a évoqué des « avancées significatives » dans les échanges sur l’accès aux archives et la déclassification de documents historiques, ainsi que sur la création de programmes de formation conjoints pour les archivistes et spécialistes du patrimoine des deux nations. Il a également mentionné l’implication d’experts français dans des fouilles archéologiques sur des sites d’importance historique, sans préciser leur localisation.
Sur la scène internationale, le ministre a mis en avant des enjeux majeurs tels que la sécurité régionale, le réchauffement climatique, la transition énergétique, la sécurité alimentaire, la gouvernance économique mondiale, la mobilité des personnes, ainsi que la promotion de la paix et de la stabilité. Il a insisté sur la nécessité d’un « multilatéralisme repensé » et de partenariats équilibrés pour y répondre. À cet égard, il a salué la qualité des échanges entre les plus hautes autorités des deux pays et annoncé la tenue prochaine de rencontres bilatérales, dont des séminaires intergouvernementaux, afin de définir les grandes orientations d’un partenariat tourné vers l’avenir.