Une page importante vient d’être tournée pour le contrôle parlementaire au Sénégal. Ce vendredi 21 août 2026, les députés ont posé les bases du CEPP lors de sa première séance plénière. L’installation de cette instance, prévue dès la réforme constitutionnelle de 2016, marque une avancée majeure dans la modernisation de l’action publique.
Placé sous la responsabilité directe de l’Assemblée nationale, le CEPP a pour mission principale de structurer et de superviser les évaluations des politiques publiques. Son rôle ? Renforcer la transparence et l’efficacité des mesures adoptées par les pouvoirs publics, tout en offrant aux citoyens une vision claire des résultats obtenus.
Une équipe dirigeante expérimentée pour piloter le CEPP
La composition du Bureau du CEPP reflète la diversité politique de l’Assemblée. Celui-ci rassemble le président de l’Assemblée nationale, les présidents des groupes parlementaires, un représentant des députés non-inscrits, ainsi que les présidents des quatorze commissions permanentes. Neuf autres députés, désignés en fonction de leur groupe politique, complètent cette équipe.
Lors de sa première réunion, le Bureau a été élu. Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, en assure la présidence. Il est épaulé par Mohamed Sall (premier vice-président) et Djimo Souaré (deuxième vice-président). Béatrice Germaine Faye occupe le poste de première secrétaire, tandis qu’Adama Diallo est nommé deuxième secrétaire.
Cette répartition des rôles garantit une représentation équilibrée et permet d’assurer une évaluation rigoureuse des politiques publiques. L’objectif est clair : donner aux citoyens les moyens de suivre concrètement l’action des pouvoirs publics et de participer au débat démocratique.
Un levier pour renforcer la démocratie sénégalaise
Avec la mise en place du CEPP, l’Assemblée nationale franchit une étape décisive dans son rôle de contrôle et d’évaluation. Cette instance permettra de mesurer l’impact réel des décisions prises et d’identifier les axes d’amélioration pour les politiques publiques.
En dotant le Parlement d’un outil d’analyse indépendant et transparent, le Sénégal renforce sa démocratie et offre aux citoyens une meilleure visibilité sur l’utilisation des ressources publiques. Une avancée qui devrait contribuer à restaurer la confiance dans les institutions.

