Motards du Faso : un périple de 3 000 km pour la sécurité routière en Afrique de l’ouest

Une vingtaine de membres des Motards du Faso ont achevé leur Grand Tour Régional 2026 le 11 août 2026 à Ouagadougou, après un voyage de près de 3 000 kilomètres à travers cinq pays d’Afrique de l’Ouest. Parti de la capitale burkinabè le 2 août, ce périple les a menés au Ghana, au Togo, au Bénin et au Nigeria, marquant ainsi leur engagement en faveur de la sécurité routière.

Un défi sportif et solidaire à travers l’Afrique de l’Ouest

En seulement dix jours, les motards ont sillonné les routes de la sous-région, alliant performance sportive et actions humanitaires. Leur objectif ? Sensibiliser les populations locales à l’importance du port du casque, tout en renforçant les liens entre les communautés motardes des pays traversés. Une mission qui s’inscrit dans la continuité de leur engagement historique pour la prévention des risques routiers.

Les membres du groupe ont été accueillis dans une ambiance festive à leur retour à Ouagadougou, après avoir surmonté les défis logistiques et climatiques d’un parcours exigeant. La première étape, entre Ouagadougou et Accra, s’est révélée particulièrement intense : près de 23 heures de route, incluant pauses et imprévus, pour relier les deux capitales.

Une tournée au service de la prévention routière

Le président des Motards du Faso, Abel Aziz Konaté, a souligné l’importance de cette initiative lors d’une déclaration marquante. « Cette tournée régionale s’inscrit dans la dynamique que nous portons depuis toujours : transmettre nos salutations à nos frères motards des pays visités, tout en poursuivant notre mission de sensibilisation », a-t-il expliqué. L’événement s’inscrit également en prolongement des 72 Heures des Motards du Burkina, organisées en 2025 pour promouvoir la sécurité à deux-roues.

Les motards, équipés de casques et de blousons aux couleurs vibrantes, ont parcouru des milliers de kilomètres dans un esprit de partage et de solidarité. Leur passage a permis de rappeler aux populations des pays traversés les dangers liés à l’absence de protection sur les routes. « Le port du casque doit devenir un réflexe naturel. Ce n’est pas une question de répression, mais de bon sens », a insisté Konaté, mettant en avant l’hospitalité rencontrée et les échanges culturels enrichissants.

Un héritage de résilience et d’engagement

Ce périple a également servi de vitrine pour démontrer la détermination du Burkina Faso à rayonner au-delà de ses frontières. Les anecdotes partagées par les participants ont révélé des moments forts, entre défis techniques et rencontres humaines. Pour les Motards du Faso, cette aventure marque le début d’une nouvelle phase de sensibilisation, avec l’ambition de pérenniser cet esprit de mobilisation.

Alors que les moteurs se taisent à Ouagadougou, le groupe prépare déjà ses prochaines interventions. Une chose est certaine : leur combat pour une conduite responsable et sécurisée ne fait que commencer.