Lors d’une réunion tenue en préfecture de Lyon ce jeudi après-midi, la Direction nationale de lutte contre le hooliganisme a officiellement classé la rencontre OL-Fenerbahçe en catégorie « risque élevé ». Cette décision place l’événement au niveau maximal de la grille de criticité, soit 4 sur 5.
2 220 Supporters turcs attendus, dont 700 profils à risque
Quelque 2 220 supporters turcs sont annoncés pour ce barrage retour, dont 1 000 en provenance directe de Turquie et 1 000 autres en provenance de l’Union européenne. À ces chiffres s’ajoutent 200 supporters identifiés et 20 places VIP, tous regroupés dans un parcage dédié d’une capacité de 2 816 places. Parmi eux, entre 500 et 700 fans sont considérés comme des profils à risque par les forces de l’ordre.
Une billetterie strictement encadrée pour éviter les dérives
Pour limiter tout risque de revente illégale, l’Olympique Lyonnais a décidé de ne mettre aucun billet en vente au stade ni au point de rencontre d’Eurexpo, situé à Chassieu, à proximité immédiate du Groupama Stadium. Les supporters turcs devront échanger leur contremarque, fournie par Fenerbahçe via des canaux officiels, contre un ticket d’accès dans ce lieu sécurisé. Le rassemblement des supporters est prévu à 18 heures le soir du match, avant leur transfert vers le stade en bus ou navettes.
L’OL durcit le ton face aux fraudeurs
L’OL a déjà identifié trois groupes ayant tenté de contourner l’interdiction de revente. Un courrier leur sera adressé pour leur notifier la suspension immédiate de leur abonnement, sans remboursement possible. Le club n’exclut pas d’aller plus loin en prononçant des interdictions de stade (IDS) à leur encontre.
La préfecture pourrait interdire l’accès aux supporters turcs en centre-ville
En fonction du résultat du match aller prévu le 18 août, le préfet de Lyon pourrait prendre un ou plusieurs arrêtés pour interdire l’accès aux supporters turcs ou identifiés comme tels dans l’hypercentre lyonnais le 26 août. Cette mesure vise à éviter tout incident avec les ultras lyonnais.
Renfort de CRS et leçons tirées de Besiktas en 2017
Les autorités prévoient de mobiliser trois compagnies de CRS supplémentaires, en plus des effectifs habituels déployés au stade. Cette décision s’appuie sur les violences survenues lors de la venue du Besiktas à Décines-Charpieu le 13 avril 2017, en quart de finale aller de Ligue Europa (2-1). À ce jour, 50 000 spectateurs sont attendus pour ce match décisif dans la course à la phase de poules de Ligue des champions.

