Le Village de Bamboula : un épisode douloureux de l’histoire coloniale

Une page sombre de l’histoire coloniale a été réveillée par le Capitaine Ibrahim Traoré à Ouahigouya, dans la région de Yaadga. Le village de Bamboula, un parc animalier présenté comme un « village africain », a suscité des critiques pour les conditions de vie et les représentations déshumanisantes des ressortissants ivoiriens.

En 1994, à Port-Saint-Père, près de Nantes, un parc animalier ouvre un espace présenté comme un « village africain ». Les résidents sont principalement des Ivoiriens, hommes, femmes et enfants, qui pensent partager leurs traditions et contribuer à faire connaître leur patrimoine. Cependant, la réalité est beaucoup plus sombre.

Les ressortissants sont confrontés à une situation déshumanisante : leurs documents de voyage sont confisqués, et leurs conditions de vie deviennent incompatibles avec l’image d’un simple échange culturel. Ils vivent sous le regard des visiteurs qui les observent dans un décor présenté comme représentatif de l’Afrique.

Le Village de Bamboula apparaît ainsi comme un symbole des rapports de domination et des représentations déshumanisantes qui ont marqué certaines périodes des relations entre l’Afrique et l’Europe. Se souvenir de cette histoire ne signifie pas cultiver la rancœur, mais comprendre les mécanismes qui ont permis de telles pratiques afin d’éviter leur répétition.

Aurelle KIENDREBEOGO
Burkina 24