Le roi mohammed VI rend hommage à donald trump avec une autoroute à son nom
Le souverain marocain a choisi de marquer l’histoire en attribuant le nom de l’autoroute Tiznit-Dakhla à Donald Trump. Une décision symbolique prise le 1er août, en guise de remerciement pour la reconnaissance par les États-Unis, en 2020, de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.
Un geste diplomatique fort
Dans un courrier daté du 2 juillet et rendu public, le roi Mohammed VI a expliqué que cette initiative vise à immortaliser « la reconnaissance historique de la souveraineté du Maroc sur son Sahara » par l’ancien président américain. « Ce témoignage d’amitié et de paix méritait une réponse à la hauteur », a-t-il souligné.
L’autoroute, longue de 1 055 kilomètres, est présentée comme « la plus longue infrastructure routière du continent africain », selon les déclarations royales. Un projet colossal qui s’étend à travers des paysages désertiques et côtiers, reliant Tiznit à Dakhla.
Un contexte diplomatique marqué
En décembre 2020, Donald Trump avait surpris la communauté internationale en soutenant publiquement le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara occidental. Ce territoire, administré majoritairement par Rabat depuis 1975 mais toujours considéré comme non autonome par l’ONU, représente un enjeu stratégique pour le royaume chérifien en raison de ses ressources naturelles.
En échange, les États-Unis avaient obtenu la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, un accord historique qui a renforcé la position diplomatique de Washington dans la région.
Un échange de messages symboliques
À l’occasion du 27e anniversaire de son accession au trône, le roi Mohammed VI a reçu un message de soutien sans équivoque de la part de Donald Trump. L’ancien président américain a réaffirmé son appui indéfectible au plan marocain pour le Sahara occidental, consolidant ainsi les liens entre les deux nations.
Le Sahara occidental, un territoire au cœur des tensions
Colonie espagnole jusqu’en 1975, le Sahara occidental est un territoire disputé depuis des décennies. Le Maroc, qui en contrôle la majeure partie, propose un statut d’autonomie sous sa souveraineté, tandis que le Front Polisario, soutenu par l’Algérie, revendique l’indépendance. L’ONU considère toujours ce territoire comme non autonome et appelle à un référendum d’autodétermination.
