Le Maroc renforce son rôle au sein de l’assemblée parlementaire de l’union pour la méditerranée

Le Maroc, acteur renforcé de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée

Une délégation parlementaire marocaine a marqué sa présence lors des derniers travaux de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM), notamment lors du 10e Sommet des présidents de parlements et de la 19e session plénière. Ces rencontres se sont tenues dans la capitale administrative de l’Égypte, au siège du Parlement égyptien, les 12 et 13 juillet 2026.

À la tête de cette délégation, Abdelmajid Fassi Fihri, vice-président de la Chambre des représentants, a réaffirmé l’engagement du Royaume à jouer un rôle central au sein de cette instance euro-méditerranéenne. L’élection du Maroc comme membre du Bureau de l’AP-UpM et l’attribution de la présidence de la Commission de l’intelligence artificielle illustrent la confiance accordée à la diplomatie parlementaire marocaine.

Parlement marocain lors des travaux de l'AP-UpM

Une reconnaissance de l’influence parlementaire marocaine

Lors de la réunion du Bureau et du Bureau élargi, les participants ont validé la composition du nouveau Bureau de l’AP-UpM pour la période 2026‑2030. Le Maroc y occupe désormais une place stratégique, avec la présidence d’une commission dédiée à un enjeu majeur : l’intelligence artificielle. Cette nomination reflète non seulement la position du Royaume sur la scène méditerranéenne, mais aussi son avancée en matière de transformation numérique et de modernisation institutionnelle.

Fassi Fihri a rappelé, au nom du Parlement marocain, que l’AP-UpM reste un cadre privilégié pour approfondir le dialogue et la coopération entre les parlements des deux rives de la Méditerranée. Les thèmes abordés lors de cette session plénière — intelligence artificielle, participation des jeunes, diplomatie parlementaire au service de la paix et de la stabilité — témoignent d’une prise de conscience collective face aux défis d’une ère en mutation.

Une vision stratégique pour le développement méditerranéen

Le vice-président marocain a souligné que le choix de ces priorités reflète une volonté commune de dépasser les simples mutations technologiques pour toucher à des enjeux sociétaux et géopolitiques plus larges : recomposition des cultures, des leviers d’influence et des mécanismes décisionnels. Il a mis en avant l’engagement du Royaume sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur d’une modernisation économique, d’une transformation numérique accélérée et du développement d’infrastructures technologiques.

Cette dynamique s’inscrit dans une vision stratégique où l’économie du savoir occupe une place centrale pour assurer un développement durable, renforcer la compétitivité et consolider la position du Maroc comme partenaire fiable en Méditerranée, en Afrique et à l’international.

Une délégation active sur les enjeux prioritaires

La délégation marocaine, composée de Chaoui Belassal, Meriem Rmili, Houria Didi, Rabab Aïlal, Salwa Demnati et Ibrahim Aâba, a activement participé aux débats et réunions des différents organes et commissions. Ses interventions ont porté sur des sujets clés pour l’espace méditerranéen : diplomatie parlementaire, intelligence artificielle, implication des jeunes dans les processus décisionnels, ainsi que renforcement de la sécurité, de la stabilité et du développement partagé.

Les travaux se sont conclus sur un appel unanime à maintenir une coordination renforcée entre les États membres et à faire de l’AP-UpM une plateforme de dialogue et de confiance. L’objectif ? Servir les intérêts de sécurité, de stabilité, de développement durable et de prospérité commune des peuples de la région méditerranéenne.