Le Jnim sème la terreur près de Bandiagara, le Mali en deuil
Des attaques simultanées attribuées au Jnim ont secoué la région de Bandiagara au Mali, causant la mort d’une vingtaine de personnes. Ces violences ciblées ont frappé plusieurs villages, plongeant les communautés locales dans l’horreur et l’incertitude. L’incident met en lumière les défis persistants en matière de sécurité au Sahel et la vulnérabilité des populations rurales.
Les assauts se sont déroulés entre 17 et 18 heures, touchant les localités de Logo, Soulakanda et Dimbal, situées dans la commune de Dimbal, ainsi qu’Ogossagou et Kouroundé, dans la commune de Bankass. Les forces du Jnim ont affronté les chasseurs traditionnels dozos, qui jouent un rôle crucial dans la défense de ces zones, souvent en l’absence de l’armée régulière.
Les témoignages recueillis auprès d’élus locaux, de membres de la société civile et de chefs dozos font état d’environ vingt victimes, parmi lesquelles figurent des chasseurs traditionnels et des civils innocents. Un chef dozo a exprimé sa consternation face à l’absence de réponse militaire lors de ces attaques dévastatrices, qui n’ont fait l’objet d’aucun communiqué officiel de la part des autorités.
L’ombre de nouvelles menaces plane sur les communautés
La crainte de nouvelles attaques a poussé de nombreux habitants à fuir leurs foyers pour chercher refuge dans les localités voisines, notamment à Bankass. Cette ville accueille déjà un nombre considérable de déplacés, et l’afflux récent soulève des préoccupations majeures quant à la capacité de gestion humanitaire. Il est à noter que des attaques similaires au début du mois, dans la même région, avaient déjà coûté la vie à plus d’une cinquantaine de personnes.
Ces événements font écho à des menaces antérieures du Jnim. Un porte-parole du groupe avait clairement averti que les villages abritant des bases de chasseurs dozos, et refusant de se plier aux accords locaux imposés par les jihadistes, seraient la cible de leurs opérations. Cette stratégie vise à asseoir leur contrôle et à semer la discorde au sein des communautés.