Le Gabon restructure ses services publics : une nouvelle ère pour l’eau et l’électricité
Le Gabon s’engage dans une transformation significative de ses services publics. Le 25 juin 2026, le Conseil des ministres a validé deux projets de loi fondamentaux, donnant naissance à la »Gabonaise des Eaux » et à »Électricité du Gabon ». Ces deux nouvelles sociétés d’économie mixte auront pour mission respective la gestion de l’approvisionnement en eau potable et la distribution d’électricité, marquant la fin du modèle intégré opéré jusqu’alors par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).
Ce choix stratégique de spécialisation vise à définir précisément le champ d’action de chaque opérateur, attribuant des responsabilités distinctes et mieux identifiées. Une telle organisation est perçue comme un levier pour attirer les investissements nécessaires et, in fine, améliorer la qualité des prestations offertes aux usagers. Le Gabon n’est d’ailleurs pas un pionnier en la matière, rejoignant un mouvement déjà bien établi sur le continent africain.
Plusieurs pays ont déjà adopté une approche similaire pour optimiser leurs infrastructures. Au Sénégal, l’eau est gérée par Sen’Eau et l’électricité par Senelec. La Côte d’Ivoire a depuis longtemps confié ces missions à la SODECI et à la CIE. De même, au Maroc, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau (ONEE) a structuré ses activités en branches autonomes, permettant une gestion plus efficace des financements et des investissements spécifiques à chaque secteur.
Partout où cette spécialisation a été mise en œuvre, elle a démontré sa capacité à clarifier les mandats opérationnels, à renforcer la gouvernance des entités et à créer un cadre propice à l’amélioration durable des services essentiels. Pour la SEEG, l’espoir est grand que cette nouvelle architecture managériale conduira à une efficacité accrue et à une meilleure satisfaction des besoins des populations gabonaises.