Le Bénin sous Wadagni : une nouvelle ère de rationalisation administrative
Une impulsion stratégique majeure secoue l’administration publique béninoise. Le président Romuald Wadagni a lancé une vaste entreprise de réorganisation, marquant la dissolution de plusieurs agences stratégiques. Ces structures étaient des héritages directs du précédent mandat, mené par Patrice Talon.
Cette série de dissolutions touche principalement les domaines cruciaux de la culture et du tourisme. Elle s’inscrit dans une démarche globale de rationalisation des entités étatiques, signalant l’ambition de poser les jalons d’une orientation renouvelée pour l’action gouvernementale.

Dès son installation à la tête de l’État, le chef de l’exécutif a clairement manifesté sa volonté de repenser les modalités d’exécution de la politique publique en procédant à l’abrogation de plusieurs agences. Parmi ces structures désormais caduques, on retrouve l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac), l’Agence Bénin Tourisme, et l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt). Cette dernière était jusqu’à présent l’instrument principal de l’État pour positionner le Bénin comme une destination touristique de premier plan.
L’objectif sous-jacent à cette restructuration de grande ampleur est d’endiguer la fragmentation des ressources et d’optimiser l’efficacité de l’organisation administrative nationale. Bien que le décret présidentiel établisse les fondations d’une gouvernance plus concentrée, les procédures de transfert des attributions des agences dissoutes, ainsi que l’avenir de leurs employés, demeurent des points à clarifier par les autorités compétentes.
En posant un acte politique aussi significatif dès les premières phases de son mandat, Romuald Wadagni définit la philosophie de sa présidence et affiche une résolution sans faille à moderniser et à rationaliser l’appareil d’État.