La Belgique s’illustre en tête de groupe, l’Égypte crée l’histoire, l’Iran reste en lice
Portée par une maîtrise technique et une présence territoriale imposantes, la Belgique a dominé la Nouvelle-Zélande sur un score sans appel de 5 à 1 ce vendredi. Cette victoire éclatante, combinée au match nul (1-1) entre l’Égypte et l’Iran, assure aux Belges la première place du groupe G. Juste derrière eux, les Pharaons réalisent un exploit inédit en se qualifiant pour la première fois de leur histoire pour le tour à élimination directe d’une Coupe du Monde.
Le Plat Pays enregistre enfin une victoire en Coupe du Monde, une première depuis son succès face au Canada le 23 novembre 2022 (1-0), grâce à une réalisation de Michy Batshuayi. Collectivement et techniquement supérieurs, les Belges ont largement maîtrisé la Nouvelle-Zélande, affichant une impressionnante rafale de tirs en première période, avec 16 tentatives dont 4 cadrées.
C’est Leandro Trossard, l’un des joueurs de champ belges les plus constants de la compétition, qui a ouvert le score (1-0, 28e). Opportuniste, l’attaquant d’Arsenal a profité d’un ballon mal géré par le latéral droit néo-zélandais Tim Payne, dont la concentration était uniquement portée sur son marquage, ignorant le rebond du ballon sur son dos.
Auparavant, Trossard avait déjà fait trembler les filets en touchant le poteau sur une frappe croisée (11e), détournée in extremis devant la ligne par Tyler Bindon. Il avait également provoqué une situation litigieuse, obtenant un penalty après une frappe contrée à bout portant par le bras gauche de Finn Surnam. Cependant, l’arbitre jordanien, après consultation du VAR, a annulé cette décision, estimant que le bras du défenseur était en position « naturelle » (20e).
Avec des créateurs comme Kevin De Bruyne et Hans Vanaken animant le jeu derrière les attaquants, la formation belge, organisée en 4-3-3, a montré de belles phases de construction. Néanmoins, elle peinait à trouver la sérénité nécessaire en fin de première mi-temps, malgré sa deuxième place provisoire dans le groupe. Un manque de coordination dans la zone de vérité et, surtout, un déficit d’efficacité dans le dernier geste ont empêché les Belges de concrétiser leur nette domination.
Le déblocage crucial après la pause
Le manque de rythme et de puissance de Jérémy Doku se faisait sentir, malgré quelques percées prometteuses sur les ailes, principalement à gauche. Ses choix finaux manquaient souvent de précision. De son côté, Charles De Ketelaere affichait un manque d’agressivité instinctive dans la surface adverse, ne parvenant pas à mettre ses coéquipiers à l’abri. Les Belges ont d’ailleurs eu tendance à relâcher leur emprise, offrant un peu trop d’espace aux Néo-Zélandais en fin de première période.
Cependant, Trossard a mis tout le monde d’accord en doublant la mise (2-0, 50e). Il a converti en deux temps une passe décisive de De Bruyne, après un premier tir contré par Tyler Bindon. Rudi Garcia a ensuite réagi en remplaçant Jérémy Doku par Matias Fernandez-Pardo (56e), cherchant à injecter plus de vitesse et de profondeur dans le jeu belge.
L’avant-centre du LOSC n’a pas réussi à concrétiser une contre-attaque exemplaire menée par De Bruyne et Trossard, sa frappe n’étant pas cadrée (65e). Mais la star belge, Kevin De Bruyne, a finalement assommé l’adversaire en récupérant un ballon arraché par Trossard devant la surface néo-zélandaise. Son tir croisé a trompé le gardien Max Crocombe (3-0, 67e), marquant sa trentième réalisation en sélection. Ce but a propulsé la Belgique en tête du groupe grâce à une meilleure différence de buts, alors que l’Égypte était tenue en échec par l’Iran (1-1).
Les choix tactiques de Garcia s’avèrent payants
Rudi Garcia a ensuite sécurisé le résultat et la fraîcheur de son équipe en remplaçant Trossard par Alexis Saelemaekers et De Bruyne par Amadou Onana (72e). Malgré ces changements, la Belgique a manqué de vigilance, permettant à Elijah Just de réduire le score (3-1, 84e) d’une frappe puissante, laissé seul devant la surface. Un incident sans conséquence majeure, d’autant plus que Romelu Lukaku et Nicolas Raskin sont entrés en jeu (85e). Les deux hommes ont été les artisans du quatrième but belge : un centre précis du milieu des Rangers pour une tête piquée impeccable du meilleur buteur historique de la Belgique au second poteau (4-1, 86e). Il s’agissait de sa 91e réalisation en sélection, et de son 12e but dans les grands tournois internationaux, Coupes du Monde et Euros confondus.
Dans le temps additionnel, Alexis Saelemaekers a porté le score à 5-1 (90e + 4) d’un tir croisé, exploitant une passe décisive du buteur du Napoli, qui n’avait pourtant joué que 64 minutes en club cette saison. Ce large succès offre la première place à la Belgique grâce à une différence de buts supérieure.
L’objectif initial est pleinement atteint, apportant confiance et libération à une équipe belge désormais délestée de toute pression. Elle entamera une nouvelle phase du tournoi en restant dans son camp de base à Seattle, conformément à ses souhaits. Avec de nouvelles perspectives et des ambitions revigorées, la Belgique attend désormais de connaître l’identité de son adversaire pour son seizième de finale, prévu mercredi à 22 heures.
L’Égypte arrache sa qualification in extremis
Jusqu’au bout, face aux dernières offensives d’une équipe iranienne surprenante, l’Égypte a lutté pour préserver sa deuxième place dans ce groupe G. Tandis que la Belgique s’était déjà assurée la première place avec sa large victoire contre la Nouvelle-Zélande, les doutes ont submergé les Pharaons dans les ultimes instants du match nul (1-1) contre l’Iran ce vendredi soir. Le destin, cependant, semblait de leur côté : le but de Khalilzadeh (90e + 3) a été refusé pour un hors-jeu minime, avant qu’une tête d’Ezatolahi ne vienne s’écraser sur la transversale (90e + 6).
Les Égyptiens ont vécu des moments de grande peur, se prosternant sur la pelouse au coup de sifflet final, soulagés par ce dénouement. Ils se qualifient ainsi pour la première fois de leur histoire pour une phase à élimination directe d’une Coupe du Monde. Ce match fut particulièrement ardu, malgré un excellent départ marqué par l’ouverture du score de Mahmoud Saber (5e), dont la frappe a trouvé le chemin des filets à travers une dense forêt de jambes iraniennes.
Mostafa Shobeir s’est ensuite illustré en détournant un penalty de Taremi (11e), et les Pharaons semblaient alors dominer leurs adversaires. Cependant, l’égalisation de Rezaeian (14e) a brusquement semé le doute chez les Égyptiens, transformant le match en un affrontement désordonné. Le rythme a diminué, les contacts se sont multipliés, et les occasions sont devenues plus rares. Le dernier quart d’heure a vu les Iraniens pousser avec conviction, espérant l’exploit, mais en vain. Ils devront désormais compter sur des résultats favorables dans les autres groupes pour espérer faire partie des huit meilleurs troisièmes et se qualifier pour les seizièmes de finale.