Interdiction de sortie pour Antoine Assalé Tiémoko : l’ADCI crie à l’humiliation
Antoine Assalé Tiémoko, président du mouvement ADCI

Le mouvement politique ADCI a dénoncé avec fermeté l’interdiction de sortie du territoire ivoirien infligée à son président, Antoine Assalé Tiémoko. Ce dernier s’est vu refuser l’embarquement pour une tournée de mobilisation en Amérique du Nord prévue le 11 mai 2026. Dans un communiqué, l’ADCI qualifie cette mesure d’humiliation politique et exige des éclaircissements sur les raisons de cette restriction, jugée incompatible avec le respect des droits fondamentaux et la dignité du citoyen.

Rappelons qu’Antoine Assalé Tiémoko, président du mouvement Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI), avait été placé en garde à vue le 22 avril 2026 avant que le procureur adjoint ne lève cette mesure le 23 avril, lui rendant ainsi sa liberté de mouvement. Sorti de l’hôpital le 25 avril après une semaine de convalescence, il avait repris ses activités politiques sans restriction apparente.

Cette tournée en Amérique du Nord, prévue du 12 au 26 mai 2026, avait été officiellement annoncée lors d’un séminaire à Nantes en mars 2026. Elle s’inscrivait dans le cadre d’une stratégie d’implantation des bases de l’ADCI au sein de la diaspora ivoirienne, un projet largement médiatisé et connu de toutes les structures du parti.

À l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, Antoine Assalé Tiémoko avait accompli l’ensemble des formalités administratives pour quitter le territoire. Pourtant, à quelques minutes de l’embarquement, un officier de police l’a conduit au bureau du commissaire de l’aéroport. Ce dernier lui a signifié, sans justification écrite, que le procureur de la République lui interdisait de voyager et qu’il devait l’en informer avant tout départ à l’étranger.

Antoine Assalé Tiémoko a tenté à plusieurs reprises de contacter le procureur, en vain. Il est resté dans les locaux de la police jusqu’au départ du vol à 21h10, avant de regagner son domicile sans autre forme de procès.

Réaction de l’ADCI face à cette situation

L’ADCI s’étonne que, depuis le 22 avril 2026, aucune mesure restrictive n’ait été notifiée au citoyen Antoine Assalé Tiémoko ni à ses avocats. Ni inculpation, ni contrôle judiciaire n’ont été communiqués. L’incident du 11 mai donne l’impression d’un piège visant à humilier le leader politique, pourtant connu pour son attachement aux institutions républicaines et son refus de se soustraire à la justice.

L’ADCI rappelle que dans une démocratie, l’action publique doit s’exercer avec élégance et respect des droits humains. Le mouvement insiste sur le fait qu’une restriction de mouvement, a fortiori pour un élu, doit faire l’objet d’une notification claire et officielle. Enfin, l’ADCI appelle ses militants au calme et les assure qu’elle tiendra informés de l’évolution de cette affaire.

Pour l’ADCI,
Roger Youan
Secrétaire exécutif

Une question se pose : pourquoi une telle mesure a-t-elle été appliquée sans avertissement préalable ? L’ADCI exige des réponses et une clarification sur cette affaire qui soulève des interrogations sur le respect des libertés individuelles en Côte d’Ivoire.