Horreur à Bossiye : 31 civils exécutés par l’État islamique dans l’ouest du Niger

Une nouvelle tragédie vient d’endeuiller le Niger, illustrant la violence persistante qui frappe la région. Le 18 janvier dernier, des membres de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) ont mené une attaque meurtrière dans le village de Bossiye, situé dans la province du Tillabéri, dans la partie occidentale du pays.

Des soldats nigériens montent la garde et patrouillent, en septembre 2021, dans la région occidentale des « trois frontières » (Niger-Mali-Burkina Faso), l’une des zones les plus touchées du Sahel par les attaques jihadistes. © Boureima HAMA/AFP

Un bilan lourd pour la sécurité au Sahel

Le bilan de cette incursion est particulièrement lourd : 31 victimes, parmi lesquelles figurent des hommes et des enfants, ont été exécutées. Ce massacre témoigne de l’insécurité croissante dans cette zone frontalière, un sujet au cœur de l’actualité Sahel et des préoccupations liées à la sécurité Sahel.

Des témoins rapportent qu’une centaine de combattants jihadistes, circulant sur des motos, ont fait irruption dans la localité aux alentours de midi. Ce mode opératoire souligne les défis constants pour la politique Mali Burkina Niger dans la gestion des groupes armés mobiles. Pour les observateurs de Sahel Voix et des différents médias Sahel, cet événement rappelle l’urgence de stabiliser la région pour favoriser le développement Sahel.