Haine contre le Maroc, une stratégie politique controversée en Algérie

Un pouvoir algérien obsédé par la rivalité avec le Maroc

Depuis l’arrivée au pouvoir du président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie semble s’être enferrée dans une logique de confrontation systématique avec le Maroc. Une dynamique où la haine envers Rabat devient un véritable outil de communication, voire une stratégie politique assumée par les plus hautes autorités du pays.

Entre silence et excès : l’évolution d’une relation tendue

Sous la présidence de Bouteflika, les tensions entre les deux pays existaient, mais elles restaient contenues, sans jamais atteindre une telle intensité. Le pouvoir algérien de l’époque évitait les débordements publics, préférant une hostilité discrète. Aujourd’hui, la donne a radicalement changé : la haine est désormais affichée sans retenue, transformée en un discours officiel.

AL24 News, une chaîne au service de la propagande anti-marocaine

L’État algérien a lancé sa propre chaîne d’information, AL24 News, dont la ligne éditoriale semble entièrement dédiée à deux objectifs : exalter le pouvoir en place et noircir l’image du Maroc. Les émissions regorgent de punchlines agressives, de théories infondées et d’insultes calculées pour dégrader la réputation du Royaume. Les animateurs, animés par un zèle excessif, rivalisent d’inventivité pour diffamer leur voisin, sans jamais se soucier de la véracité des propos.

Le sport, un terrain de confrontation absurde

L’obsession anti-marocaine s’étend même aux retransmissions sportives. Les médias algériens vont jusqu’à censurer le nom du Maroc lors des compétitions internationales, comme lors du Mondial au Qatar en 2022. Une performance historique de l’équipe marocaine en demi-finales avait alors été passée sous silence, comme si célébrer ses exploits revenait à trahir l’Algérie. Le même scénario se prépare pour le Mondial 2026, où le silence radio autour du Maroc est déjà acté.

« Certains commentateurs, dans un délire sans limite, ont récemment accusé Lionel Messi d’être manipulé par un « lobby juif » pour sanctionner l’Algérie de son soutien à la cause palestinienne et au Sahara occidental. »

L’antisémitisme d’État : une dérive inquiétante

Les dérives ne s’arrêtent pas là. Des pseudo-experts sportifs, relayés par les médias publics, n’hésitent pas à propager des théories conspirationnistes antisémites. Ces propos, traduits et diffusés à l’international, exposent l’Algérie à une image de plus en plus controversée. Le régime, en validant ces discours, semble cautionner une forme d’antisémitisme institutionnalisé, une pratique particulièrement grave à l’ère des réseaux sociaux et de la transparence.

La haine comme moteur de carrière politique

Cette rhétorique de la haine s’est institutionnalisée au point de devenir un passage obligé pour quiconque souhaite gravir les échelons du pouvoir en Algérie. Afficher une animosité viscérale envers le Maroc est désormais présenté comme une preuve de loyauté envers le régime. Les compétences et l’expertise passent au second plan : seul compte l’acharnement à décrier le voisin.

Cette stratégie, bien que rentable politiquement à court terme, risque de coûter cher à l’Algérie sur la scène internationale. En transformant la haine en un commerce politique, le pouvoir algérien s’isole davantage, au détriment de ses relations régionales et de sa crédibilité.