Gabon : la HAC suspend le site d’information 241 pour propos diffamatoires

À Libreville, les tensions autour de la liberté de la presse au Gabon ont connu un nouveau tournant. La Haute Autorité de la communication (HAC) a annoncé la suspension temporaire du site d’information 241, une décision qui suscite de vives réactions dans l’opinion publique.

Un article à l’origine de la polémique

La mesure prise par la HAC fait suite à la publication d’un article particulièrement virulent. Intitulé « Lanlaire balance sur Oligui : 150 000 € offerts, vidéos compromettantes, bisexualité, 20 milliards dilapidés… », ce texte cible directement le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema ainsi que sa famille. L’influenceur gabonais Lanlaire, également connu sous le nom d’Anges Landry Mbeng et basé en France, est cité comme source principale des informations.

Des accusations graves de la part de la HAC

Dans son communiqué, la Haute Autorité de la communication justifie sa décision en invoquant des « propos injurieux, scandaleux et d’une rare virulence ». Selon elle, le site 241 a enfreint les dispositions légales en vigueur, ce qui a conduit à sa suspension immédiate et jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure rappelle les débats récurrents sur les limites de la liberté d’expression dans le pays.

La réaction du média suspendu

Info 241 n’a pas tardé à réagir. Le site a dénoncé une décision « épidermique » et a accusé la HAC de s’être prononcée sans même avoir pris connaissance du contenu de l’article incriminé. Cette réponse a relancé les discussions sur l’indépendance des instances de régulation des médias au Gabon.

Un climat politique sous haute tension

L’affaire a rapidement pris une dimension politique. Plusieurs partisans du président Oligui Nguema ont réclamé des poursuites judiciaires contre Lanlaire et ses éventuels complices. Ces déclarations illustrent la polarisation croissante autour des questions de gouvernance et de transparence au sommet de l’État.

Gabon : la HAC suspend le site d'information 241 pour propos diffamatoires

Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les médias au Gabon, entre liberté d’expression et régulation stricte. Les prochains jours s’annoncent décisifs pour déterminer l’issue de cette suspension et ses répercussions sur le paysage médiatique national.