Français détenu au Sénégal pour homosexualité : qu’en dit Paris ?
un Français détenu au Sénégal pour son homosexualité depuis trois mois : Paris réagit
le durcissement de la loi sénégalaise contre les relations homosexuelles frappe un ressortissant français. Paris suit de près son cas.
depuis le 14 février, un Français est incarcéré au Sénégal pour des raisons liées à son orientation sexuelle. selon les informations disponibles, il a été arrêté sous l’accusation d’« actes contre nature », une qualification juridique utilisée dans ce pays pour désigner les relations homosexuelles. les autorités sénégalaises ont également évoqué d’autres chefs d’accusation, dont blanchiment de capitaux et tentative de transmission du VIH.
une loi controversée et des arrestations en hausse
le contexte est marqué par une vague d’homophobie croissante au Sénégal, où les relations entre personnes de même sexe sont désormais passibles de cinq à dix ans de prison depuis l’adoption, début mars, d’une nouvelle législation. cette loi, promulguée fin mars par le président Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une dynamique de durcissement des peines. elle intervient alors que plusieurs personnalités, dont des célébrités locales, ont été arrêtées ces dernières semaines pour homosexualité présumée.
pour ce Français, ingénieur de profession et âgé d’une trentaine d’années, la situation reste particulièrement préoccupante. son arrestation s’inscrit dans une série de mesures répressives ciblant la communauté LGBT+, considérée comme une déviance dans ce pays majoritairement musulman.
les autorités françaises, via leur ambassade à Dakar, assurent suivre attentivement l’évolution de ce dossier. « notre consulat a pu lui rendre visite à quatre reprises dans le cadre de la protection consulaire, et reste en contact constant avec sa famille », précisent-elles. à Paris, le Quai d’Orsay a réaffirmé son soutien aux droits humains et son opposition à toute forme de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle.
la France a rappelé son engagement en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité et de la défense des droits des personnes LGBT+. « nous défendons l’universalité et l’indivisibilité des droits de l’homme, sans exception », a souligné une source diplomatique.