Faure Gnassingbé renforce les liens avec l’Ouganda lors de l’investiture de museveni

Sous le ciel ardent de Kampala, les sourires protocolaires et l’échange chaleureux des poignées de main dissimulaient mal l’importance des enjeux africains. Lundi 12 mai 2026, le président du Conseil togolais posait le pied sur le sol ougandais. Convié d’honneur à la cérémonie d’intronisation du président Yoweri Museveni, reconduit à la tête de l’État après les scrutins du 15 janvier, Faure Gnassingbé apportait bien plus qu’une simple présence : il venait porter un message d’espoir et d’action pour des millions d’Africains, celui d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.

Présidence du Conseil du Togo

La capitale ougandaise vibrait au rythme d’une cérémonie exceptionnelle ce mardi. Entre chants traditionnels et défilés militaires, l’événement s’articulait autour du thème « Consolider les avancées et accélérer la transition vers le statut de pays à revenu intermédiaire supérieur ». Des centaines de personnalités politiques venues des quatre coins du continent, mais aussi d’Europe, d’Asie et d’Amérique, s’étaient données rendez-vous pour marquer l’importance de cette journée.

Au-delà des apparences et des discours officiels, c’est une alliance humaine et politique de longue haleine qui s’est révélée au grand jour. En remettant ses vœux de réussite à son homologue ougandais pour ce nouveau mandat, Faure Gnassingbé a scellé une relation de confiance avec Yoweri Museveni. Un rapprochement salué par le président ougandais, qui y a vu la preuve tangible de la solidité des liens économiques et politiques tissés entre Lomé et Kampala.

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Les Grands Lacs au cœur des discussions : une diplomatie tournée vers l’action

Derrière les décors protocolaires, les défis sécuritaires du continent africain s’imposaient comme une priorité immédiate. Ce déplacement à Kampala n’était pas une simple visite de courtoisie : il portait en lui une mission humanitaire urgente.

Faure Gnassingbé, en sa qualité de médiateur de l’Union africaine (UA) pour la crise qui frappe l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), sait que chaque avancée diplomatique compte. À Kampala, il a saisi cette opportunité pour réaffirmer son engagement sans faille en faveur de consultations permanentes avec tous les acteurs des Grands Lacs.

L’Ouganda, acteur clé de la région, s’est révélé être un allié stratégique dans cette démarche. Le président Museveni a d’ailleurs tenu à saluer la « diplomatie constructive » du président togolais, une approche basée sur le dialogue, l’écoute et le rejet des postures conflictuelles.

Une alliance qui se renforce avec le temps

Dans les coulisses de la présidence ougandaise, on ne manque pas de souligner la proximité entre les deux dirigeants. Leur dernière rencontre en tête-à-tête, tenue le 3 février 2026 à Entebbe, illustre cette dynamique de collaboration étroite. Une régularité dans les échanges qui confirme le rôle central du Togo comme facilitateur incontournable pour la paix en Afrique.

Alors que les festivités touchaient à leur fin à Kampala, la mission de Faure Gnassingbé se poursuivait. De retour à Lomé, il emportait avec lui la conviction d’avoir renforcé un pont essentiel entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est, au service d’un objectif partagé : la stabilité et le développement du continent. Cette visite diplomatique témoigne une fois de plus de l’engagement résolu du Togo pour la consolidation de la paix et la promotion d’une gouvernance concertée en Afrique.

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