Examens cardiaques en serie a : pourquoi les clubs italiens refusent tout compromis
examens cardiaques en serie a : pourquoi les clubs italiens refusent tout compromis
Transfert bloqué à l’Inter : les examens cardiaques, un rempart contre les risques invisibles ?
- Publié le 13-07-2026 à 16h06

Anan Khalaili, espéré par l’Inter Milan, a échoué à ses examens médicaux approfondis à l’hôpital Humanitas de Rozzano. Ces tests, bien plus stricts qu’ailleurs en Europe, ont révélé des anomalies cardiaques incompatibles avec une pratique professionnelle en Italie. Résultat : le transfert est annulé, mais cette rigueur pourrait offrir une seconde chance au joueur dans un autre championnat.
Tout contrat de footballeur, en Italie comme ailleurs, impose des examens médicaux obligatoires. Ces évaluations, réalisées dans des centres agréés, se concentrent sur les fonctions vitales. Lorsqu’un doute subsiste, surtout sur le cœur, des analyses supplémentaires sont déclenchées. Aucune flexibilité n’est tolérée : le verdict est sans appel, émis par un organisme indépendant.
une législation née de l’exigence
Le protocole italien s’est construit sur des bases solides. Dès 1982, une loi a instauré des centres médicaux dédiés aux sportifs de haut niveau. En 1995, un décret a renforcé ces mesures avec des tests cardiaques poussés : échocardiographies et épreuves d’effort sont devenues incontournables. Notre approche est discutable, mais vitale, confie Paolo Zeppilli, cardiologue et ancien professeur en médecine sportive. Accepter un risque cardiaque sur un terrain reviendrait à condamner un athlète. D’autres pays devraient s’inspirer de notre rigueur.
des cas qui parlent d’eux-mêmes
Edoardo Bove, victime d’un arrêt cardiaque en Serie A, et Christian Eriksen, lors de l’Euro 2021, illustrent cette intransigeance. Tous deux ont dû renoncer à jouer en Italie, mais ont relancé leur carrière en Angleterre, où les normes sont moins contraignantes. Pourtant, Eriksen a connu une rechute en juin, rappelant l’importance de ces précautions.