Deux journalistes nigériens libérés après huit mois d’emprisonnement
Libération de deux journalistes nigériens après huit mois de détention
Youssouf Seriba et Oumarou Kané, deux figures reconnues du paysage médiatique nigérien, ont recouvré leur liberté ce mercredi après plus de huit mois de détention. Arrêtés en novembre 2025 dans la région de Kollo, près de Niamey, ils étaient incarcérés pour « complicité de diffusion » d’un document jugé subversif par les autorités militaires en place.

Une libération confirmée par les proches et la justice
Youssouf Seriba, fondateur du média en ligne Les Échos du Niger, et Oumarou Kané, directeur du journal Le Hérisson, ont été remis en liberté après une décision judiciaire. Leur arrestation faisait suite à la diffusion d’un document lié à un point de presse organisé par le Fonds de solidarité, une entité créée par la junte militaire au pouvoir. Ce point de presse, initialement partagé sur les réseaux sociaux, avait été exploité par des partisans de l’ancien président Mohamed Bazoum pour critiquer le régime actuel.
La liberté de la presse toujours menacée au Niger
Malgré cette libération, un troisième journaliste impliqué dans la même affaire reste détenu. Les organisations de défense des droits de la presse et de la liberté d’expression dénoncent une répression accrue sous le régime militaire dirigé par le général Abdourahamane Tiani. Selon les derniers rapports, au moins treize journalistes ont été arrêtés au Niger en 2025, illustrant une tendance inquiétante à la restriction de la liberté d’expression dans le pays.
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