Lors d’une visite officielle à Nairobi, Emmanuel Macron a exprimé son désaccord avec la junte malienne, estimant que cette décision a « affaibli la lutte antiterroriste » dans une région déjà en proie à une insécurité grandissante.
Selon le chef de l’État français, le retrait des soldats français du Mali en 2022 a été une « erreur de jugement » des autorités locales, alors que Bamako fait face à une offensive jihadiste sans précédent depuis fin avril. Des groupes armés, mêlant jihadistes et rebelles touaregs, menacent désormais la stabilité de la capitale et de plusieurs régions du pays.
Une offensive jihadiste qui fragilise le pouvoir malien
La junte malienne, arrivée au pouvoir après les coups d’État de 2020 et 2021, subit une pression croissante face à l’avancée des groupes armés. Malgré les opérations militaires en cours, l’insécurité persiste dans de nombreuses zones, notamment dans le nord et le centre du pays.
Les attaques récentes ont révélé les limites des capacités de l’armée malienne, désormais privée du soutien logistique et opérationnel des forces françaises, qui avaient joué un rôle clé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.
Le Sahel en crise : Paris et Bamako dans une relation tendue
Le départ des troupes françaises du Mali a marqué un tournant dans les relations entre Paris et Bamako, une situation qui s’est ensuite étendue au Burkina Faso et au Niger, où les juntes au pouvoir ont également exigé le départ des soldats français.
Depuis plusieurs années, la présence militaire française au Sahel est au cœur de tensions politiques et de contestations populaires, alimentant un sentiment anti-français dans la région.