Abidjan, la capitale économique ivoirienne, a été le théâtre d’une déclaration ferme de la part du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA). Brédoumy Soumaïla, porte-parole du parti, a de nouveau mis en avant la position inébranlable de sa formation politique concernant la constitution d’une instance électorale consensuelle.

Selon le PDCI-RDA, cette mise en place doit impérativement découler d’un véritable dialogue politique direct entre les principaux acteurs de la scène ivoirienne, et non se contenter d’une simple rencontre d’information. « Le PDCI-RDA a officiellement sollicité le gouvernement pour l’ouverture immédiate de ce dialogue. Notre histoire récente nous rappelle qu’une paix durable et une cohésion sociale authentique ne peuvent se construire sans une concertation approfondie », a souligné M. Soumaïla lors d’une conférence de presse tenue à la Maison du Parti.

Le porte-parole a exprimé son désaccord face à l’invitation du chef du gouvernement aux formations politiques pour une réunion d’information dénuée de véritables échanges, jugeant cette approche insuffisante. Le parti s’engage à rappeler sa revendication d’un cadre de négociation élargi « aussi souvent que nécessaire ».

Parallèlement, le PDCI-RDA réclame avec insistance la révision de la liste électorale avant la fin de l’année 2026, en stricte conformité avec les dispositions du Code électoral. M. Brédoumy a fermement critiqué le non-respect de la révision prévue pour 2025, alors même que les fonds nécessaires avaient été alloués sur le budget de l’État, sans qu’aucune justification officielle ne soit fournie. « Le gouvernement a le devoir de rendre des comptes aux contribuables ivoiriens concernant la gestion de ce budget », a-t-il affirmé avec force.

En conclusion de son intervention, le porte-parole a déclaré : « Le peuple ivoirien appelle le PDCI-RDA à son secours. Ce soutien, il le trouvera à travers le Président Cheick Tidjane Thiam, afin de reconquérir le pouvoir d’État au service du progrès commun et du bien-être de chaque citoyen. »