Can 2025 : le Sénégal champion d’afrique, une victoire contestée sur le terrain et dans les textes

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La finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Sénégal et le Maroc a laissé un goût amer dans la bouche des supporters sénégalais. Alors que le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit trancher le litige opposant la Fédération sénégalaise de football à la Confédération africaine de football (CAF), le débat sur la légitimité du titre africain s’intensifie.

La décision de la CAF de disqualifier le Sénégal, initialement déclaré vainqueur en finale face au Maroc, a provoqué une vague de réactions passionnées. Alexandre Ruiz, journaliste spécialisé, a récemment pris position en affirmant sans ambiguïté que les Lions de la Teranga restent les champions d’Afrique, invoquant la primauté du résultat sportif sur les considérations disciplinaires. Pour lui, « lorsqu’un coup de sifflet final retentit, c’est ce résultat qui fait foi ».

Cette prise de position a ravivé les tensions autour d’une affaire qui dépasse le cadre purement sportif. La CAF a justifié sa décision par des manquements disciplinaires imputés à la délégation sénégalaise, entraînant le retrait du titre et son attribution au Maroc. Cependant, la Fédération sénégalaise refuse cette version et a saisi le TAS, seule instance habilitée à trancher définitivement ce différend.

En attendant l’arbitrage du TAS, les positions restent figées. D’un côté, ceux qui estiment que l’issue d’un match doit primer sur toute autre considération, de l’autre, ceux qui défendent le respect strict des règlements disciplinaires, même si cela conduit à modifier le classement final. Cette divergence de vues illustre les tensions entre la logique sportive et les contraintes administratives dans le football contemporain.

Pour les supporters sénégalais, l’enjeu va bien au-delà du trophée. Il s’agit d’une question d’honneur et de reconnaissance d’un travail acharné fourni sur le terrain. Le Sénégal, une nation qui vibre au rythme de ses Lions, mérite-t-il d’être privé d’un titre qui lui a été arraché dans les règles de l’art ? La réponse, encore incertaine, dépendra de l’arbitrage du TAS, qui devra concilier équité sportive et application des textes.