Blocus du JNIM à Bamako : les civils paient le prix fort

blocus du JNIM à Bamako : les civils paient le prix fort

Depuis le 30 avril, la capitale malienne Bamako subit un blocus imposé par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Cette situation, qui s’est intensifiée après des attaques coordonnées du JNIM et du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques du pouvoir en place, aggrave les conditions de vie des populations civiles.

Blocus du JNIM à Bamako : les conséquences dramatiques sur les civils

Un blocus aux conséquences dramatiques pour les populations

L’ONG Amnesty International a tiré la sonnette d’alarme quant à l’impact dévastateur de ce blocus sur la sécurité et la liberté de circulation des habitants. Dans un communiqué, elle qualifie les répercussions de « inacceptables », soulignant que ce siège pourrait entraîner des violations graves des droits fondamentaux, notamment en matière de sécurité alimentaire, de santé et de droit à la vie.

Le directeur régional de l’ONG, Marceau Sivieude, rappelle que « les attaques contre des véhicules civils utilisés à des fins non militaires sont illégales au regard du droit international humanitaire ». Il insiste sur l’obligation pour toutes les parties au conflit de distinguer clairement entre civils et combattants.

Des attaques ciblant délibérément les ressources civiles

Dans son rapport, l’organisation met en lumière l’attaque d’un convoi de camions transportant des marchandises civiles — fruits, entre autres — entre Bamako et Bougouni. Selon Amnesty International, ce convoi n’était ni escorté par l’armée, ni chargé de matériel ou de personnel militaire. Cette attaque illustre la stratégie de pression exercée par les groupes armés pour asphyxier la capitale.

Face à cette escalade de violence, plusieurs compagnies de transport ont suspendu leurs liaisons vers et depuis Bamako, aggravant ainsi l’isolement économique de la ville.